Un Prophète a tant plus au gens (moi compris), car pour une fois, un film français de genre - de prison ici - ne fait pas - trop - pâle figure face aux Walsh, Fuller, Siegel et autres Scorsese. Je ne pense pas qu'Audiard soit de leur trempe - car justement il ne s'affranchit pas suffisamment de ces références, reste trop dans la copie - néanmoins - néanmoins je n'ai pas boudé mon plaisir devant ses 2h30 toutes en nervosité.
Je ne suis pas non plus d'accord avec toi sur Gran Torino. Quand on a aimé Eastwood, d'Impitoyable à Million Dollar Baby, comment ne pas être bouleversé par cette nouvelle mise à nu, cette nouvelle remise en question, de lui, de l'Amérique qu'il a symbolisée?