seawitch Plus moche la mort Profil : Légende | ça risque d'être long...
D'abord, je pense qu'il y a un phénomène tout simple : L'éloge des critiques, les bons échos par des potes, tout ça fait qu'on s'attend tellement à quelque chose de formidable et qu'au bout du compte la déception est souvent au rendez vous... C'est pas valable que pour ce film d'ailleurs.
Mais là.... Déception, c'est trop faible !
D'abord ce film est long, mais long ! C'est même pas long, c'est interminable. C'est vrai qu'il a dû se faire chier le gars tout seul dans sa forêt. Mais du coup nous aussi ! Si ça c'était une intention de Sean Penn, qu'on s'emmerde autant que lui, de ce côté là, réussite totale !
Ensuite , en plus de sa longueur, je l'ai trouvé extrèmement pénible au niveau du rythme : C'est tout décousu, les scènes s'enchainent sans réel lien entre elles, effet renforcé par un scénario plus que faiblard (Par exemple, quand il bosse chez l'agriculteur et que le FBI vient arrêter celui-ci, ça tombe comme un cheveu sur la soupe : Pourquoi ? Qu'est ce qu'il a fait ? Ben on en saura rien ! Comme si c'était juste un prétexte pour que notre gentil héros reprenne sa route...).
Si on parle de l'image, le film est laid : Dans n'importe quelle pub, les paysages sont mieux filmés... On aurait pu au moins s'en prendre plein les yeux ! Même pas ! L'Alaska, c'est quand même une des plus belles régions du monde... Eh ben filmé comme ça, c'est à peu près aussi lyrique que le bois de boulogne un matin d'hivers.
Je passerai sur le côté caricatural des personnages ( les hippies très(trop) gentils et les parents très(trop aussi) cons) et la louche de morale...
Mais la cerise sur le gâteau, c'est le personnage...
Mais quel con ! Pour que le film fonctionne, il aurait fallu qu'on adhère à son délire. Mais comment ressentir la moindre once d'empathie pour un débile pareil ? Son rêve est grandiose, mais à aucun moment le type n'est à la hauteur.
PRIVATE JOKE POUR STACK : Ce gars là est tellement con que si tu le lâche au col de la république, il est fichu de crever de faim dans le fossé à 50 mètres de la Ravarine. Et ça veut jouer les trappeurs ! La scène ou il tue l'élan est révélatrice : Toute cette boucherie pour rien... Essayer de fumer des quartiers de viande fraiche sans avoir ni écorché ni vidé l'animal, faut le faire ! Tout le personnage est résumé là : Benêt, minable, pathétique. Celui là aurait dû appliquer la signature d'Ambiance "Les rêves sont faits pour être rêvés, pas pour être réalisés " ça lui aurait sauvé la vie.
En parlant de ça, il suffit de voir comment il meurt : S'empoisonner avec une plante toxique, c'est pas très malin mais bien dans le ton du personnage. A ce moment d'ailleurs, on croit que notre calvaire est fini... Eh non ! Pas tout à fait l'agonie aussi est interminable !
Je finirai par l'hommage qu'il mérite à l'acteur : S'il avait été bon, il aurait pu sauver en partie le film du naufrage. Mais là, il est dans le ton ! Faire jouer un benêt par une huitre, c'est tout ce qu'il fallait pour enfoncer le clou.
---------------
Rien n'est pire que la bonté ou la méchanceté pure : Il faut qu'elles s' encanaillent
A part la guerre, la famine, la maladie et la mort, ça va?
|