Alors, résumons, aujourd'hui j'ai appris que Roberto Benigni était un immense poète, un grand metteur en scène, et un acteur extraordinaire et par dessus le marché, humaniste... Même si j'étais de votre point de vu, je serais déconcerté par tant de superlatifs...
Quant à Inglourious Basterds, on a affaire à un cinéaste, qui a un projet, dont les films ont des enjeux (un peu fous dans le cas de ses derniers films, puisque Tarantino cherche à trouver dans le cinéma bis, ce qui pourrait sauver le monde, Inglourious Basterds, s'affirme alors comme une déclaration d'amour au cinéma et au métissage - des genres notamment). D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si Lanzmann - qui pourtant se montre intransigeant en la matière, souvent à tord d'ailleurs - a adoubé le film. Pour une raison simple selon moi, il garde ses distances avec la Shoah, et évite l'insoutenable.