marmitte a écrit :
Bon y'a des tas de trucs là.
Je crois qu'il faudrait que je le revois parce qu'il y a des moments dont vous me parlez qui ne me reviennent pas. Et que vous allez finir par me faire douter...
Ensuite, je vais revenir sur 2 ou 3 points.
- Je suis quand même le seul a avoir parlé de mise en scène, de découpage etc (et encore j'ai des souvenirs plus vagues que vous). Vous voyez une histoire, mais j'ai l'impression que le fait que ce soit un film vous importe peu. Critique du film ou du bouquin, je sais pas. Si c'est ça critiquer le fond (ou ce que vous pensez être le fond), alors, ça ne m'intéresse pas des masses.
Je n'ai pas lu le bouquin, donc je ne peux pas y apporter de critique. Sur le film, la réalisation clipesque et la mise en scène me plait beaucoup. J'adore la manière de filmer de Fincher, mais disons que toi tu n'aimes pas et que c'est une affaire de gout
- Chochichonchec. Je n'ai aucune problème avec Brad Pitt, j'aime même beaucoup cet acteur... et je ne vois pas ce qui te permet de dire que je suis énervé par Brad Pitt, je parle du film (donc de son personnage) et la façon dont il est utilisé. J'adore également Brad Pitt. Il a tourné dans des chefs d'oeuvres tels que Se7en ou l'armée des 12 singes. Il a alterné aussi le beaucoup moins bon, tel que Troies par exemple. C'est un acteur qui a un énorme potentiel mais qui n'a pas toujours tourné dans les films qu'il fallait (fight club n'en fait bien entendu pas partie)
- S'ils se tabassent pour une raison, celle ci est inconsciente. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de raison. Je dis qu'elle nait d'un besoin, d'un besoin ABSOLUMENT PAS idéologique. J'ai dû mal m'exprimer. J'ai dit dans mon premier article si tu le relis qu'ils se frappaient pour deux raisons:
1) retrouver une certaine bestialité et de ce fait, revenir dans les premiers besoins primaires (tu sais, la pyrmaide de Maslow )
2) là l'auteur (surement l'écrivain du bouquin) veut nous faire passer un second ménage, celui qui consiste à s'auto détruire pour mieux renaitre...l'attitude consiste à tout ce que j'ai décrit dans mon post précédent.
C'est tout l'intérêt du propos du film et sa grandeur pendant 30 minutes... C'est du domaine du ressenti. Donc je suis d'accord avec toi, pas avec David sur ce point (Seawitch dit de l'humain. Pour même faire un parallèle avec ce qu'il a dit ailleurs, ce qui m'intéresse c'est comment les clochards se soulèveraient (par exemple) et tabasseraient des gens dans la rue (par exemple) parce qu'ils n'en peuvent plus. Si tout d'un coup on me montre l'un de ces clochards, ou pire un type les regardant me disant, j'ai bien réfléchi au problème, je crois que, j'ai théorisé blablabla, c'est plus du tout la même chose. Le film qui part du "ou nait la violence" change completement de registre. Putain je suis pas clair à l'écrit... Bref, le potentiel philosophique du début ce transforme en manuel politique appauvrie sur "le terrorisme et son mal" pour jeune rebelle prépubère avec effet matrix et générationnel).
Nous sommes donc d'accord. Cela part en premier lieu d'un besoin qui finit par devenir idéologique. Mais ça je l'ai jamais contesté (mais je m'étais mal exprimé, donc je le prends à ma charge )
- Le film ne devient pas lassant, il devient con et réactionnaire.
Ah...tout ce qui devient réac est forcément con? C'est un sacré raccourci ce que tu nous fais là...
- David, je sais bien que tu ne lis pas le figaro, je dis juste que tu viens ici reproduire son discours (sur l'ultra gauche mais en fait c'était plutôt le discours du ministère de l'intérieur). Lis le lien que je t'ai filé, je te jure que c'était pas une attaque, juste "le piège de l'ultra gauche", ça veut rien dire, ou tout dire, c'est de la communication, ça n'a rien à faire dans une discussion même politique. ET t'inquiète je sais ce que tu penses, c'est pour ça que je me permets cette remarque, je pense juste que ce n'était pas toi.
Je suis en ce qui me concerne une étude par un pouvoir politique, des philosophes et des économistes et des sociologues de se mettre autour d'une table et d'arrêter d'avoir leur putain d'oeillère et de voir la société actuelle capitaliste de consommation comme la seule viable et idéale.
Fight club a AU MOINS l'intérêt (et c'est en cela que je le trouve énorme) de dénoncer cette fameuse société et de proposer quelque chose de nouveau. Bon ou pas après c'est la question?
- Sur le tabassage, voir plus haut, ils ne se tabassent pas pour une idéologie. C'est bien plus profond que ça je trouve. On peut toujours nous même y voir des raisons idéologiques, psychanalytiques etc, mais c'est la force d'un film de nous laisser devant cette réflexion. En tout cas dans la première partie. Bis repetita. Cf: voir explication au-dessus
-Pour moi ce film n'est pas jusqu'au boutiste. Meme d'après toi il choisit un entre deux : Pas de société de consommation mais pas de révolution. J'ai du mal à comprendre quand tu dis non violent et pronant la destruction.
Dans le forum politique, tu m'as dis toi-même que le simple fait d'être un humain est violent. La manière de traiter la société actuelle et de vouloir la changer EST une violence. Le fait de vouloir détruire la société pour repartir sur de nouvelles bases est violent.
Là ou ce n'est pas violent, c'est qu'il voit une révolution sans tuer ni massacrer, personne meurt dans l'histoire hormis Bob tué par la police. Tu vois la nuance que je mets dans les deux cas??
En terme de réalisation, il ne fait pour moi qu'une critique de cette révolution puisque le personnage la pronant n'existe pas, est fou, dangereux etc.
Enfin ce film fout un pain de la gueule de personne. Et certainement pas des biens pensants qui s'amusent toujours à récupérer les fruits financiers de l'imagerie révolutionnaire vendue à ceux qui n'y vioent que du feu. La société spectaculaire l'a compris depuis longtemps et chaque génération tombe dans le panneau. En terme de coup de point dans la gueule, j'ai quand même vu plus problématique : J'ai jamais entendu personne dire que c'était un film trop jusque boutiste et trop révolutionnaire. Juste tout l'inverse :que c'était un film trop réactionnaire et bienpensant.
Bon bin là nous n'avons pas du tout la même pensée
"Hurlements en faveur de Sade" ça avait un peu plus choqué le bourgeois bien pensant
Pas vu, mais j'essairai de le voir.
Bref, je vois que nous ne sommes pas d'accord, mais qu'importe, je te paye quand même un verre dès que tu veux 
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