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MES CRITIQUES DE FILMS

 


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MES CRITIQUES DE FILMS

n°15011
maxou du 7​6
Profil : Novice
maxou-du-76
Posté le 27-11-2010 à 20:58:30  profilanswer
 

Bonsoir.
Je m'appelle Maxime,j'ai 15 ans et je me suis un grand fan de cinema. J'ai donc décidé de publier mes critiques ici.
J'espère que vous les aimerez.
Je publies d'abord les critiques que jai déjà faite.
Je précise que je souhaite devenir critique cinema.
Ps:soyez indulgents :)
 


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mes critiques cinema
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n°15012
maxou du 7​6
Profil : Novice
maxou-du-76
Posté le 27-11-2010 à 21:00:05  profilanswer
 

CRITIQUE DE LUNG BOONMEE RALUINK CHAT(oncle boonmee celui qui se souvient de ses vies antérieurs) DE APICHATPONG WEERASHETAKUL  
 
NOTE:16/20
Interprétation/réalisation:8
Photos/esthétisme:9
Intérêt/durée:7
Originalité:9
 
J'ai pût assister lundi a l'avant première de oncle boonmee  avant sa sortie mercredi en salle. Le film avait bien évidemment retenu mon attention pour sa palme d'or remise par Tim Burton en mai a Cannes. J'étais néanmoins perplexe étant donné que les deux dernières palmes d'ors n'était selon moi pas franchement brillante. "entre les murs" de laurent cantet était un bon film avec un vrai message,mais un peu fade. Quand a La palme d'or  2009 du favoritisme (je ne vais pas revenir la dessus sinon je vais devenir grossier contre isabelle huppert).,a savoir "Le ruban blanc",était magnifique dans son esthétisme et son jeu d'acteurs (les enfants du village,tout âge confondus, était absolument renversants),mais était vide car abstrait d'une quelconque âme. C'est donc avec un certain recul que je pénètre dans la salle. Première surprise:au bout de 10 minutes,la salle est pleine:des jeunes,des vieux... Des moins vieux,des plus jeunes... Un peu étonnant pour un film comme ça... Bref,bande annonce des autres films de Cannes (des hommes et des dieux,critique la semaine prochaine...),puis enfin le début du film. On notera qu'il faut tres exactement 2minutes34 pour citer l'ensemble des partenaires et producteurs européens(contre 1min17 pour shutter Island). Le film débute sur un message en thaïlandais (la langue du réalisateur  pour les deux du fond),disant "je vais vous narré mes vies antérieurs". On résume bien le principe pour ceux qui n'ont pas lu la brochure qu'on prend comme ça et qu'on jette a la poubelle avant d'entrer dans la salle,c'est bien. Puis plan sur une vache du Laos. On l'a suit cinq bonnes minutes,tentant de s'échapper dans la jungle,puis rattrapé par boonmee. Ces quelques minutes sont ont ne peut plus étrange. Pour ma part,j'avais le coeur serré,et vu mes problèmes cardiaques,je pensais que j'allais y penser avant la première demi heure. Mais pas du tout. Je ressentais le film. Ne bougeant que tres rarement,la camera nous offre quasiment que des plans fixes,ce qui permet au spectateur de scruter chaque recoin de l'image,ce qui est essentiel pour ressentir le film.  
Maintenant que le décor est planté,venant en a l'histoire de base:oncle boonmee (thanapat saysamar brillant) n'en n'a plus pour longtemps. Il est âgé et très malade. quelques membres de sa famille viennent l'accompagner dans la dernière ligne droite,notamment tante jen (jenjira pongpas saisissante). Mais le soir,il reçoit la mystérieuse visite du fantôme de sa femme,morte il y a des années,et de son fils disparu,devenu mi-homme mi-animal. Tout deux sont venus pour emmener oncle boonmee dans une grotte ou débutera sa nouvelle vie.
On n'en dira pas plus sur l'histoire. En fait c'est qu'il n'y a pas grand chose d'autre a dire. Car dans le résumé du film,tout est quasiment dit. L'important dans le film,c'est le spirituel. En effet,le film est une véritable œuvre de spiritualité. Tout est mystique,inspiré des légendes asiatiques. Du Laos précisément. Car c'est la l'essentiel de l'action. Les décors sont splendides,et chaque plan est digne des plus grands maîtres (j'ai même pensé dans un passage a une scène de "l'armée des ombres" de Melville c'est dire...). Chaque image contient quelque chose d'envoûtant et de troublant. On assiste,impuissant a des scènes frôlant le très grand,chaque fois abordant un thème comme la religion,la guerre,ou le sexe...
Le sexe justement. Élément assez présent dans le film,mais uniquement par illusion ou par spiritualité encore. L'érotisme est troublant de beauté. On assiste surpris a l'accouplement entre un poisson et un être humain. Étonnant que je vous disais.
Évidemment,le film n'est pas forcement parfait. On regrette par exemple que toutes les métaphores nous soit expliquées. Et surtout,surtout,une dernière partie en milieu urbain,un peu inutile,étrange certe,mais nous livrant cinq minutes absolument déconcertante,car absolument impossible a comprendre,et bien évidemment le générique tombe sans qu'on n'ait vraiment compris ces ultimes images (Ça m'a fait penser a inception tient).
Je ne peux pas vraiment dire si "lung boonmee raluink chat" a merité la tant convoité palme d'or,car je vais voir défiler tout le festival dans les prochains mois (a l'exception de "tournée" de Mathieu amalric sortit en juin). Mais je peux deja dire que "oncle boonmee"vaut vraiment le détour,et que c'est une expérience unique,sereine et qui nous hante par la suite,ce qui est le résultat d'un bon film en toute logique.


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n°15013
maxou du 7​6
Profil : Novice
maxou-du-76
Posté le 27-11-2010 à 21:02:06  profilanswer
 

DES HOMMES ET DES DIEUX  
de Xavier Beauvois  
 
NOTE:18,5/20
Interprétation/réalisation:10
Photos/esthétisme:9
Intérêt/durée:10
Originalité:8
 
C'est le jour ou un pilier de la nouvelle vague,mr Claude chabrol nous quitte,que s'installe dans mon esprit peut être l'un des chefs d'oeuvres dont on parlera encore en fin de décennie. Certains me trouveront pompeux,mais pourtant jusque la j'ai eu bon. Comme je l'avais prédit,le film a obtenu le prix du jury a Cannes, est encensé par la critique,et marche même plutôt bien en salles. Mais pourquoi tant de louanges ? Venons y en détail.
D'abord,c'est un sujet. L'histoire vraie des moines de tyberine,isolés dans un monastère en Algérie,et qui en Fevrier 1996,sont pris en otages,et sauvagement assassinés quelques jours plus tard. 6 moines sur 8 sont morts. Deux ont réussis a se cacher lors du rapt au monastère. Le défi pour Xavier beauvois était grand:faire une œuvre juste sur un fait dont on connait déjà la fin.  
Avec grâce,beauvois ne renouvelle pas les erreurs de "la rafle" de roselyn boch. Son but n'est pas de nous apitoyer ou de nous faire pleurer devant le sort des moines. Non,le but de beauvois est plus fin que ça. Il cherche a expliquer pourquoi ces hommes ont choisis de mourir pour un amour spirituel. Pourquoi ils ont donnés leur vie au nom de dieu. Pourquoi ils respectaient la religion musulmane et le coran,jugeant que chaque religion est rattachée par un "amen"'.Pourquoi au lieu de fuir la mort,ils sont restés au monastère jusqu'au bout. La est l'une des forces du film. Mais une parmit tant d'autre,bien entendu.  
Si le film fait l'exploit de décrocher le  prix du jury a Cannes pour la deuxième année consécutive pour la France (le film succède au "prophète" de audiard,lauréat de l'année 2009),on a quand même un petit chagrin en pensant qu'il aurait pût,comme indigènes il y a quatre ans,remporter un prix d'interprétations masculines collectives pour l'ensemble des acteurs (je préviens que je ne vais pas louper Javier Bardem en octobre). Car il faut être honnête,le casting frôle le grandiose. Chaque acteur a une personnalité propre,pudique,et touchante (beauvois avait rencontré frères Jean pierre et ahmede pour ce point la). Ceux qui imposent le plus leur présence sont quand même Lambert wilson,Michael longsdale,et Olivier rabourdin. Lambert wilson est perdu,car c'est lui le plus haut placé dans le monastère,et il possède une certaine part de responsabilité qu'il soit assumer devant le tout puissant. Rabourdin est effondré face a la mort proche,et désespère,implorant dieu de lui venir en aide (la scène est très belle,et fait même penser a "raging bull" de scorcese). Michael longsdale reste peut être le plus imposant des huits. Indifférent face a son destin,la mort n'est qu'une farce pour lui,et elle ne doit pas l'empêcher de vivre,de rire,de respirer. Chacun est déstabilisé par le destin,mais tous restent pour l'amour d'un être.
Enfin,la musique. Essentiellement composé de chants religieux,chaque mots au nom de dieu éclate dans nos oreilles et résonnent dans nos esprits. Le point ultime restant l'ultime repas des moines,avec "le lac des cygnes" en fond sonore. Magistral.
Conclusion:Xavier beauvois est une figure majeur du cinema français,et il l'a bien prouvé. Certains se souviennent encore de "n'oublie pas que tu vas mourir". Cinq après "Le petit lieutenant",beauvois signe une œuvre grandiose et splendide auquel on aura difficulté a contredire. Le film prend ainsi le chemin du "prophète",et comme ce dernier,a déjà un pied posé aux césars.
 
 


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n°15039
caronade
Profil : Novice
Posté le 30-11-2010 à 03:04:48  profilanswer
 

Moi aussi je suis une fan de cinéma mais depuis que je suis maman je ne peux pas aller au cinéma donc je continue d'élargir ma collection de dvd!!!

n°15040
caronade
Profil : Novice
Posté le 30-11-2010 à 03:05:40  profilanswer
 

Tes critiques sont très bien...continue comme ça!!!

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n°15096
Sevoth666
" Quelquefois je me demande ce que nous sommes en
Profil : Habitué(e)
sevoth666
Posté le 15-12-2010 à 00:39:43  profilanswer
 

18,5 pour des hommes et des dieux? j'ose même pas lire la critique...

n°15101
lofredo
Profil : Légende
Posté le 15-12-2010 à 12:17:57  profilanswer
 

Mais ...18,5 ... c'est la note avant ou après le succès en salle ?
... la critique de la note ... c'est avant ou après les éloges ultra unanimes pour ce film ????

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n°15102
lofredo
Profil : Légende
Posté le 15-12-2010 à 12:20:40  profilanswer
 

ch't aime bien maxou machin truc ... à mon avis t'as pas tout compris au film comme on dit ... mais on s'en fout ... et comme on dit encore ...
go ahead punk make my day !!!

n°15103
lofredo
Profil : Légende
Posté le 15-12-2010 à 12:24:05  profilanswer
 

... un conseil ... dis ce que tu penses ... pas ce que tu lis ou entends ...
Pour ma part ... j'adore la fin de "oncle Boonmee"


Message édité par lofredo le 15-12-2010 à 19:45:49
n°15111
maxou du 7​6
Profil : Novice
maxou-du-76
Posté le 16-12-2010 à 18:20:00  profilanswer
 

Pour les hommes et les dieux,je n'ai pas fais d'eloge a cause du succès du film. J'ai vu le film la toute première semaine,au moment ou on pensais qu'il ferait moins d'un million d'entrees.
J'avoue par contre que le fait qu'il ait reçu le grand prix a cannes,a fait que je l'ai un peu mis sur un piedestral,mais c'est tout.
Surement la critique de "Battle royale" avec Takeshi kitano la semaine prochaine.


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mes critiques cinema
n°15118
maxou du 7​6
Profil : Novice
maxou-du-76
Posté le 19-12-2010 à 12:53:27  profilanswer
 

Une petite critique ce matin (pas trop la forme :P)
Bonne lecture a tous  
Max
 
 
LE PETIT LIEUTENANT DE XAVIER BEAUVOIS
 
Interprétation/réalisation:9
Photos/esthétisme:7
Intérêt/durée:8
Originalité:7
Note:15
 
Cinq ans avant "les hommes et les dieux",Xavier beauvois avait penché son regard sur le monde de la police. Comme d'habitude dans ce type de films,l'important est d'évité de tomber dans les clichés,comme l'alcool et la drogue dans la police. Soit en les évitants complètements (comme "36 quai des orfèvres" qui reste sur sa trame policière et la rivalité entre Depardieu et Auteuil),soit en fonçant dedans de façon tellement violente que ça en devient beau (l'immense "Bad lieutenant",œuvre unique du cinema,merci Abel). Mais la plupart du temps,le réalisateur tombe dans le piège et patine pas mal (Richard gere dans "l'élite de brooklyn"... Bref...).
Beauvois trouve une astuce bête comme tout mais dont peu de réalisateurs en ont la qualité: Il fonce dans les clichés,mais ils ne les rencontrent a aucun moment pour une bonne raison: les personnages que nous regardons sont humains. Et ca nous frappe tout de suite. Et c'est ça qui est impressionnant dans le cinema de beauvois. Les acteurs ne jouent pas,ils font mieux que bien jouer: ils sont humains. Comme si chacun de leur gestes étaient réglés pour qu'ils fassent plus vrais. Et c'est de cette façon que Beauvois signe l'un des meilleurs films qu'on n'ait fait sur l'univers policier:Les policiers ne sont pas des ordures,les policiers ne sont pas des racistes,les policiers ne sont pas des cons. Peut être,mais chez Beauvois,ils sont humains avant tout les défauts qu'on leur donnent.  
Son casting,composé du jeune jalil lespert,Nathalie baye (dans l'un de ses meilleurs rôles),roschdy zem (qui semblent aimer les films policiers,puisqu'il était aussi dans 36),ou Xavier beauvois lui meme.
Le monsieur signe une oeuvre magnifique,toujours juste,en n'oubliant pas de placer ses références cinématographiques par les affiches du comissariait (une affiche "d'il etait une fois en amerique par ci,une autre du "soldat Ryan" par la...),et qui reste dans la mémoire,tout comme "les hommes et les dieux cette année".


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n°15638
lofredo
Profil : Légende
Posté le 03-02-2011 à 10:18:54  profilanswer
 

qui c'est qui dit l'contraire ?

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n°16646
maxou du 7​6
Profil : Novice
maxou-du-76
Posté le 31-03-2011 à 00:28:18  profilanswer
 

BLACK SWAN
 
 
C'est avec deux semaines de recul que j'écris cette deuxième critique du chef d'œuvre de Darren Aronofsky. J'ai jugé que c'était un bon moment pour rédiger ce papier sur ce film absolument immense.  
 
Car oui, ce film est immense. J'ai très peu employé cet adjectif dans ma vie pour qualifier des films que j'ai vraiment apprécié. Je l'ai employé pour "il était une fois en Amérique" de Sergio Leone, pour "Des hommes et des Dieux" de Xavier Beauvois, pour une grande partie de la filmographie du grand David Lynch ( enlever "Dune" et "Twin peaks" et c'est bon), et pour quelques autre films mais ma mémoire me joue un tour. Concentrons nous pour l'instant sur l'objet si merveilleux don je vais vous parler.  
 
 Il faut d'abord parler de l'origine de Black Swan, et faire un rapide rappel de la filmographie de son réalisateur. En , on découvre au festival de Sundance ( on ne le dira jamais assez, mais merci Robert Redford !), un jeune réalisateur d'une vingtaine d'année du nom de Darren Aronofsky, qui vient présenter son tout premier film: "PI". Une oeuvre en noir et blanc sur l'histoire d'un jeune mathématicien, victime plusieurs fois par jour de maux de tete d'une violence incroyable, et qui découvre que la naissance du monde, et que le monde lui même, n'est qu'une accumulation de formules mathématiques, faisant ainsi sauter toute les théories religieuses. Même si les festivaliers sont un peu déçu du résultat (non pas que le film est mauvais mais qu'on l'a annoncé comme une oeuvre géante plusieurs semaines avant sa présentation, provoquant un grand engouement pour ce film), on est sur de tenir un jeune talent de la camera, mais qui dois encore faire ses preuves. Il devra attendre 2000 et son deuxième film pour de confirmer comme grand réalisateur (peut y sont arriver. comme exemple, on peut citer Peter Weir ou Terrence Mallick).
 
  Aronofsky provoque un véritable électrochoc dans la jeunesse de cette année la. Adapté Hubert Selby Jr n'est pas chose facile (Ulrich a tenté d'adapter "Last Exit to Brooklyn", l'oeuvre inadaptable. Elle porte toujours bien son nom), pour son second essai en tant que réalisateur, Aronofsky joue alors gros. Il adapte alors "Return to Brooklyn". Afin de ne pas faire de quiproquos avec "Last exit to Brooklyn", on décide de rebaptiser le film d'un titre qui restera gravé dans les mémoires: "Requiem For a Dream".
 
L'histoire nous raconte la vie de quatre personnages: trois jeunes accros à l'herbe, la coke, et la piquouze, et une mere juive qui se bourre de coupe faim pour rentrer dans sa belle robe rouge pour passer à la télé. Aronofsky construit son film selon un plan précis et minutieux, qu'on ne retrouvera véritablement que 10 ans plus tard dans Black swan: une tension constante, une photo crade mais chiadé en même temps, le thème de la paranoïa maitrisé avec brio (Aronofsky peut d'ailleurs maintenant comme un grand maître de la paranoïa, mais nous y reviendront plus tard) avec des scènes d'une folie jamais atteinte ( il est impossible de ne pas avoir été marqué par cette scène de la télévision ou Ellen Burstyn retourne en enfer, ans après l'exorciste de Friedkin). C'est aussi dans ce film que Aronofsky impose ce qui va devenir son thème favori avec la paranoïa: les limites physiques et psychologique que ses héros cherchent dans cesse à repousser. Cela atteint l'apothéose quand Jared Leto, brillant dans le film, se fait un shoot d'héroïne en plein dans la gangrène qui infecte son bras. Grandiose.  
 
Ainsi Aronofsky marquera cette année 200p avec cette oeuvre jugée inadaptable. Il est maintenant confirmé comme un grand. Il faudra pourtant attendre dix ans pour retrouver un tel niveau dans un de ses films. Et c'est long dix ans. Mais Aronofsky a trouvé de quoi passer le temps.  
 
Ainsi sort en 2006 The Fountain, son troisième film. Du moment ou l'annonce est faite jusqu'au résultat final, une question se pose: pourquoi a t'il choisit ce projet ? Pourquoi avoir choisit une histoire mystique sur la vie et la mort, le monde, le temps...
 
Ce film est le "The Game" de Aronofsky. Un film irrationnel abordant des thèmes et des situations étranges. Je voudrais bien parler de l'histoire, mais je ne m'en souviens plus très bien. Je me souviens de Hugh Jackman qui perd sa femme, Rachel Weiz, De belles images, de voir Ellen Burstyn et Sean guillette  réunis dans un même film (le rêve !)... Je me souviens aussi de belles phrases sur un arbre représentant la vie si ma mémoire est bonne (c'était moins pompeux et lourd que les conneries sur la bulle de la vie dans Wall Street 2 en tout cas ). Le projet avait en plus le mérite  d'être ambitieux et couteux, notamment concernant la planète avec l'arbre. Visuellement, il faut trancher la poire en deux: on a vraiment de très belles images (la fusion de Hugh Jackman avec la nature est magnifique) et ces images de l'arbre sur la petite planète qui sont limites épileptiques ( sérieusement).  
 
Mettons les choses au clair: le film n'est pas mauvais en soi. Il est quand même intéressant à regarder. Les acteurs sont bons, notamment Jackman qui cherchait à ce moment là à se sortir de son image de Wolverine en tournant chez Nolan ou Aronofsky (chose amusante, c'est qu'il va encore reprendre le personnage de Wolverine une cinquième fois, devant la camera  de... Darren Aronofsky. Comme le monde est petit ).  
 
Il faut prendre The Fountain comme une pause detente dans la carrière de Aronofsky. Un Moyen de relâcher un peu la pression après PI et requiem for a dream. Et puis quand on voit la suite de sa carrière, on lui pardonne même si ce n'est pas nécessaire.  
 
2008. L'année qui marque le retour définitif au cinema d'une légende qu'on croyait perdue: Mickey Rourke. Cet acteur de géant qu'est Mickey Rourke. Un très grand acteur (quand tu as tourné avec Alan Parker, tu es considéré comme un grand acteur de toute façon), qui a été victime de la vie pour les raisons que l'on sait (il s'est démolit la gueule à la boxe). Ayant montré une volonté de revenir en participant au projet Sin City de Rodriguez (je sais toi mais moi je me fends la gueule), il accepte d'interpréter Randy, "The wrestler", devant la camera de Aronofsky.  
 
Maintenant, une petite anecdote que vous pourrez ressortir pour vos amis lorsqu'ils parleront de "Black swan", de "Wrestler", ou de n'importe quel film de Aronofsky, afin de ne pas passer pour une quiche en cinema (Marc c'est pour toi).
 
L'anecdote est donc la suivante: Black swan et the Wrestler étaient a la base un seul et unique projet. L'histoire de la rencontre en Randy le catcheur et Nina la danseuse. Ca peut surprendre quand on sait que les deux films sont très différents, mais c'est vrai. Comprenant que le projet était risqué (et qu'à moins de s'appeler Mallick, Nolan ou Scorcese, c'était le mur direct), Aronofsky tranche le projet en deux, donc deux films.  
 
Dans The wrestler, on retrouve des points importants de Requiem for a dream: les limites physiques et psychologiques, avec ici un vieux catcheur fragile qui veut continuer sa passion. Des personnages complexes, une photo crade... La seule différence, c'est que Wrestler ne comporte aucun artifice ou effet spéciaux: c'est un film sincère, réaliste, brut de décoffrage. Cela permettra a Arnofsky de remporter sa premiere récompense, à savoir le lion d'or du meilleur film, et à Mickey Rourke celui du meilleur acteur. Le géant est de nouveau sur les rails. Aronofsky à réussit son pari.  Il lui reste cependant toujours l'autre moitié de ce fameux projet. Il a fait le catcheur, il doit maintenant faire la danseuse.
 
Son prochain film.  
Son film. Celui qui va marquer sa carrière.
 
 
Et revoilà ce bon vieux darren qui revient avec une pause de 10 ans. 10 ans de pause après Requiem for a dream et PI. 10 ans de pause pendant lesquels il fera "Westler" et "The Fountain".  
 
10 ans à attendre son retour.  
Et quel retour.
 
Black Swan raconte l'histoire de Nina, une jeune danseuse. C'est elle qui travaille la plus. Elle joue sans cesse avec les limites de son corps pour être la meilleure. Elle vit chez sa mère. Une mère qui fait en sorte qu'elle reste une fille pure en la maintenant en enfance,notamment en limitant ses sorties, en surveillant sa vie, et en jouant sans cesse sur la corde fragile de Nina. la scène du gâteau est un exemple parfait: sa mère menace de jeter le beau gâteau, preuve que Nina va passer dans le monde adulte. Nina refuse de jeter le gâteau et le mange avec sa mère. Nina reste en enfance. Sa mère ( Barbara Hersey, la Marie madeleine de Scorcese dans "la dernière tentation du christ" ) la maintient donc au bord de la limite entre l'enfance et le monde des adultes, l'enfance étant délimité par l'appartement et surtout la chambre de Nina, chambre de petite princesse, chambre de son "sweet heart". L'univers des adultes étant le monde. L'extérieur. Nina est emprisonnée.  
 
Nina rejoint ainsi le monde des adultes tout les jours pour la passion de la danse. Elle s'entraine dur pour obtenir le rôle de la reine des cygnes. Elle danse dans une compagnie géré par Thomas Leroy, professeur impitoyable interprété par Vincent Cassel. Et Thomas a bien noté le problème de Nina: elle est pure et innocente. Parfaite pour le cygne blanc, le "white swan". Mais elle est tellement pure qu'elle n'arrive pas a interpréter le cygne noir: le Black swan. Thomas la pousse a se dépasser, et Nina fait de son mieux.
 
Au milieu de tout cela, vient s'inviter une nouvelle danseuse: Lily. Avec son charme malsain et son corps plus mince, plus structurée. Est elle la rivale ou l'amie de Nina ? Meme cette dernière se le demande. Car Lily es aussi une excellente danseuse. Comme dit Thomas a Nina "elle ne fait pas semblant elle". Nina est le cygne blanc. Lily est le black swan.  
 
Le film est construite avec la même précision et le même sens du détail que Requiem for a dream en son temps. On assiste impuissant à la montée en puissance d'un film géant, grâce aux deux éléments forts de Aronofsky: la tension constante, qui deviens de plus en plus forte à chaque instant. Une tension qui se marie de nouveau à merveille à une paranoïa omniprésente et magistrale.  
 
Plombons tout de suite les questions de certains, le film n'est pas fantastique. Nina est paranoïaque. Elle s'imagine des douleurs qu'elle s'inflige à elle même ( la scène du doigt pendant la grande soirée). Pour elle, les trois personnes qui l'entoure, sa mère, Thomas et Lily, sont tous des ennemis. Ils lui veulent tous du mal. Ils veulent tous qu'elle souffre pour être la meilleure. Ils veulent tous la démolir. C'est du moins la vision de Nina. Qui veut l'aider ? Qui veut la démolir ? Nina ne le sais pas.
 
On peut voir se développer a la surprise générale un jeu érotique très intéressant entre les personnages. C'est en effet la première fois dans un film de Aronofsky qu'on peut noter la présence d'une dimension érotique très sensuelle, le réalisateur nous ayant habitué à une vision hard du sexe. La scène la plus forte restant un acte sexuel reposant sur une séance de sexe orale impressionnante. C'est simple, on avait pas vu un tel érotisme entre des acteurs depuis ce mythique baiser lesbien entre Naomi Watts et Laura Henna Harring dans Mulholand drive de David Lynch pour la sensualité, et la scene du parloir dans "Midnight express" de Alan Parker.
 
La construction du film autour des personnages est encore plus géante grâce à une quatrième pièce de l'échiquier: wiyona Rider, excellente actrice de Burton, interprétant la danseuse mise de côté par Thomas, et qui met en garde Nina. Cela ne fera qu'alourdir la méfiance de Nina envers Lily.  
 
Chaque acteur de ce film est unique. Vincent Cassel dévoile un nouveau visage jamais vu, celui d'un personnage trouble, cherchant a la fois le bien et le mal des gens qui l'entourent. La révélation Mila Kunis est prodigieuse. Elle et Nathalie portman fonctionne très bien ensemble. Barbara Hesrsey obtient ici son plus grand rôle, un mélange de dans "Carrie au bal du diable" de Brian de Palma, et Linda Blair dans "Requiem for a dream".
 
Et comment ne pas parler de la sublime Nathalie Portman. Elle obtient ici tout simplement son plus grand rôle. Une performance physique et psychologique très impressionnante. Un rôle à la mesure de son talent. Le rôle de sa vie.
 
Black swan est un chemin de croix de 1h38 pour arriver jusqu'au final du film qui restera un des plus grands et des plus forts de l'histoire du cinema. Sombre, violent, poétique... Le film doit beaucoup, comme pour "Requiem for a dream", à une bande son magistrale de Clint mansell. Reprenant les thèmes du lac des cygnes, le compositeur marie à la perfection la beauté du ballet, et l'ambiance sombre du film.  
 
Black swan est plus qu'un film. C'est un chef d'œuvre incontestable. Les images hantent chaque jour mon esprit avec plus d'insistance à chaque fois. Black swan est une de ces choses qui font que je vit: car je vit pour espérer voir chaque jour des choses aussi fortes que ce film, ce chef d'oeuvre, ce bijou de cinema. 


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mes critiques cinema
n°16650
onyxr38
CARPE DIEM
Profil : Idole
onyxr38
Posté le 31-03-2011 à 11:46:57  profilanswer
 

maxou du 76 a écrit :

BLACK SWAN
 
 
 
Mettons les choses au clair: le film n'est pas mauvais en soi. Il est quand même intéressant à regarder. Les acteurs sont bons, notamment Jackman qui cherchait à ce moment là à se sortir de son image de Wolverine en tournant chez Nolan ou Aronofsky (chose amusante, c'est qu'il va encore reprendre le personnage de Wolverine une cinquième fois, devant la camera  de... Darren Aronofsky. Comme le monde est petit ).  


 
 
Arff malheureusement ton information n'est plus au goût du jour car le projet est tombé à l'eau.
Officiellement parce que cela obligeait Darren Aronofski à rester loin de sa famille et de l'enfant qu'il a eu il y a peu, mais officieusement parce que gros différents entre sa vision sombre ( trop ) et torturé du Wolverine ( trop ), et Marvel origins.
Du coup il s'est retiré du projet!

n°16653
Sevoth666
" Quelquefois je me demande ce que nous sommes en
Profil : Habitué(e)
sevoth666
Posté le 31-03-2011 à 13:48:35  profilanswer
 

youhouh! bonne new!

n°16667
droledeper​sonne
Il n'y a jamais eu de big bang. L'univers, c'est j
Profil : Novice
droledepersonne
Posté le 03-04-2011 à 12:07:23  profilanswer
 

maxou du 76 a écrit :

BLACK SWAN
 
 
Et comment ne pas parler de la sublime Nathalie Portman. Elle obtient ici tout simplement son plus grand rôle. Une performance physique et psychologique très impressionnante. Un rôle à la mesure de son talent. Le rôle de sa vie. 


 
Avant d'ovationner sa sublime performance physique (!), qui lui a valu un Oscar (!!), il serait peut-être intelligent de faire remarquer que tous les pas de danse, les figures etc (sauf les mouvements des bras) ont été réalisés en grande partie par une VRAIE danseuse de ballet...  
Qu'on aime le film ou pas, c'est une question de goût (.. ou syndrome du mouton) mais falsifier les performances physiques pour, il faut dire la réalité, obtenir l'Oscar, bravo Portman, bravo Aronofsky...

n°16670
onyxr38
CARPE DIEM
Profil : Idole
onyxr38
Posté le 04-04-2011 à 09:32:57  profilanswer
 

droledepersonne a écrit :


 
Avant d'ovationner sa sublime performance physique (!), qui lui a valu un Oscar (!!), il serait peut-être intelligent de faire remarquer que tous les pas de danse, les figures etc (sauf les mouvements des bras) ont été réalisés en grande partie par une VRAIE danseuse de ballet...  


 
Y a une grosse controverse dessus en effet mais j'ai lu qu'Aronofsky avait - avec tte son équipe de prod', montage etc - isolé les moments où la doublure de Portman : Sarah Lane réalisait elle-même ses prouesses de danse.
Il s'est avéré que la plupart des scènes ont été réalisées qd même par N.Portman
En revanche certaines scènes st tt a fait irréalisables par une danseuse non professionnelle  et c'est en effet là où ils ont  fait leur montage par ordi en "collant" la tête de leur actrice sur le corps de la doublure, mais bref...
 
Je pense que l'on peut qd même souligner la performance de N.Portman par son jeu d'actrice et non par celui de sa danse.
 
Honnêtement je ne pense pas qu'elle ait volé son Oscar, faut pas déconner quand même !
Maintenant si les gens sont assez naïfs pour s'imaginer qu'une nana qui a fait de la danse ds sa petite enfance devienne une danseuse étoile en 8/9 mois de travail, c'est qd même un manque de considération pour les VRAIES danseuses qui elles mettent des années à accéder à un tel statut !!
 
Maintenant on peut avoir aimé ce film sans pour autant être un mouton de panurge: dans ce cas là on peut dire ça de la majeure partie des films au ciné !
Jtrouve ça naze comme raccourci...

n°16671
droledeper​sonne
Il n'y a jamais eu de big bang. L'univers, c'est j
Profil : Novice
droledepersonne
Posté le 04-04-2011 à 13:22:33  profilanswer
 

C'est malheureusement pas un raccourci, tout l'engouement qu'il y a eu pour le film noie sa qualité réelle. J'ai apprécié le film comme divertissement, je crache pas dessus, mais entendre que c'est un chef d'oeuvre... Désolé, mais faire du cinéma ne se contente pas de réunir des clichés, et c'est bien ce qui résume ce film : une jolie danseuse manipulée, une rivale sournoise et tentatrice, un Cassel antipathique, une mère "castratrice", des personnages butés qui n'ont aucune nuance dans leur personnalité. Faire voir ainsi le monde de la danse par de tels stéréotypes, vous trouvez ça normal ? On mettra ça sur le dos de la paranoïa !..
 
Quant à N.Portman, grand bien lui fasse d'avoir joué le rôle de sa carrière, ça remonte un peu le niveau des films qu'elle choisit, quand "sex friends" est sorti juste après Black Swan ou encore "thor", qu'on imagine puissant... Ca c'est une chose, le talent on l'exploite ou on l'exploite pas.  
Et puis pour revenir à cette fameuse controverse, c'est juste le fait qu'aucun n'ait prononcé de remerciements pour le travail des doublures, à aucun moment et encore moins lors de la remise des Oscars, étrange non ? Quand elle s'est vantée de faire 90% des scènes ou jsais plus combien..  
 
enfin bon chacun pense ce qu'il veut hein...


Message édité par droledepersonne le 04-04-2011 à 13:24:04
n°16672
onyxr38
CARPE DIEM
Profil : Idole
onyxr38
Posté le 04-04-2011 à 13:35:08  profilanswer
 

Non ce que je qualifiait de raccourci c'était ta phrase "... c'est une question de goût (.. ou syndrome du mouton)" , pas ce que tu pensais globalement du film !
Perso je suis allé voir ce film car je suis la carrière d'Aronofsky depuis "Pi", dc rien à voir avec ce que tu décris comme syndrome ( et j'imagine que pour pleins d'autres spectateurs c'est la même chose ) c'est ça comme raccourci qui me gavait.
 
Pour ma part "Black swan" n'est en effet pas un chef d'oeuvre, mais pour autant c'est pas non plus une grosse bouse !
Pour N.Portman et son rôle je te rejoins ds le sens où elle n'a jamais vraiment brillé pour ses autres interprétations et choix cinématographiques, mais là pour le coup je trouve que ce profil lui allait plutôt bien.
En revanche jsuis tout à fait ok avec toi sur le fait qu'aucuns remerciements n'aient été faits à sa doublure  etc
 
Comme quoi on peut aussi se rejoindre sur certaines choses...

n°16673
droledeper​sonne
Il n'y a jamais eu de big bang. L'univers, c'est j
Profil : Novice
droledepersonne
Posté le 04-04-2011 à 14:44:26  profilanswer
 

Les grands esprits se rencontrent (toujours!) ;)

n°16675
Sevoth666
" Quelquefois je me demande ce que nous sommes en
Profil : Habitué(e)
sevoth666
Posté le 05-04-2011 à 20:40:09  profilanswer
 

Onyx j'ai soudainement envie de toi...

n°16676
EmsM
Profil : Novice
emsm
Posté le 07-04-2011 à 21:51:38  profilanswer
 

Les fautes d'orthographe ont eu raison de moi, dès la seconde "critique".

n°16678
onyxr38
CARPE DIEM
Profil : Idole
onyxr38
Posté le 08-04-2011 à 10:37:36  profilanswer
 

EmsM a écrit :

Les fautes d'orthographe ont eu raison de moi, dès la seconde "critique".


 
 
boarfff c'est pas le pire...et en plus on en fait tous !  
Que ce soit de frappe, d'inattention, oublis de nos bonnes vieilles conjugaisons...moi là pour le coup c'est le fond qui a fait que j'ai tout lu ( et il est jeune le Maxou, moi je l'encourage, qu'on aime ou pas les films qu'il a "critiqué" ) !

n°16679
droledeper​sonne
Il n'y a jamais eu de big bang. L'univers, c'est j
Profil : Novice
droledepersonne
Posté le 08-04-2011 à 11:32:45  profilanswer
 

C'est sûr ! Avec le temps Maxou il faudra apprendre à être un peu plus critique à titre personnel, aller à l'encontre de la presse et justifier ses choix persos, par exemple, c'est important. Tu peux aussi faire des critiques de films qui sont déjà sortis depuis quelque temps, qui t'ont marqué ou quoi, ça permettra peut-être de moins être influencé par ce qui se dit à l'heure actuelle. Il faut surtout écrire ce que tu penses réellement. Même si on n'est pas tous d'accord, le débat est toujours très constructif, et essentiel !

n°16719
onyxr38
CARPE DIEM
Profil : Idole
onyxr38
Posté le 13-04-2011 à 13:53:51  profilanswer
 

UP

n°17173
maxou du 7​6
Profil : Novice
maxou-du-76
Posté le 05-06-2011 à 12:33:35  profilanswer
 

merci beaucoup de vos coms. et merci detre sincere avec moi (en de débattre par la meme occasion). bientot je vous promet la critique d'un film moins recent (il etait une fois en amerique; cape fear de scorcese ou las vegas parano, jhesite encore ^^).
 
bon,en revanche voila la critiqued'u film plus recent qui ne vous mettra pas du tous d'accord. je sens que ca va saigner dans les coms :p
 
bonne lecture a tous
max
 
 

TREE OF LIFE
 
20/20

 
Événement attendu depuis maintenant cinq ans, le nouveau Terrence Mallick aura su titiller comme jamais notre impatience. Réalisateur élevé au modeste statut de demi-dieu par toute une communauté cinéphile qui le compare souvent au grand Stanley Kubrick (Terrence à d'ailleurs le point commun d'adorer un film complément con (zoolander de Ben Stiller) tout comme Kubrick adorait les films d'Eddy Murphy).
 
 Mallick est un réalisateur rare. Cinq films seulement en plus de 40 ans. De "la ballade sauvage" jusqu'à aujourd'hui, en comptant un creux de 19 ans entre "les moissons du ciel" et "la ligne rouge". Puis cinq ans d'attente pour voir arriver "le nouveau monde" (personnellement, la première fois que je trouvais que Colin Farell jouait vraiment bien), et enfin cinq autres années pour voir arriver Tree of life. Et il a sut se faire attendre. En effet, il aurait dût être présenté au festival de Cannes 2010, avant d'être annoncé pour la mostra de Venise, pour finalement être annoncé à l'année 2011. Le public Cannois pourra finalement le découvrir le 16 mai, soit un jour avant sa sortie en salles.  
 
La séance à lieu à 8 h du matin pour les critiques qui s'amassèrent à la projection (Medhi peu en témoigner ^^). Et vers la pause déjeuner, les internautes découvrent les premiers papiers venant de différant sites tels "le point" ou "filmosphere". Et la surprise est la: le premier mot qui vient est "massacre" de la part des journalistes. Ils se plaignent d'un objet incompréhensible, mal construit. Le lendemain, jour de la sortie les spectateurs rendent à leur tour leur verdict: public et critiques sont alors divisés en deux catégories: ceux qui grondent l'ennui et qui pleurent le désastre d'un homme réalisant sa première vraie erreur, et ceux qui crient au chef d'oeuvre du grand maitre.
 
Je tiens donc à apporter une précision importante que les critiques auraient du donner à leur lecteurs: mon point de vue ne représente pas une majorité. Comme sur un film de Claude Lelouch, il est impossible de trouver un réel milieu pour donner son avis.  
 
Et c'est peut être la ce qui a tant déstabilisé certains: depuis le début de sa carrière, Mallick a sut rassembler les foules en créant un juste équilibre dans son cinema: si certains éléments de ses films pouvaient en agacer certains (tout le monde n'aime pas les voix off omniprésente ou les discours sur la nature), il gardait toujours une forme de retenue. On aimaient pas forcement ceci, mais ce n'étais pas trop grave, car ceci pouvait être compensé par cela. Ici, il prend un virage important dans sa façon de faire. Mallick à pris le parti de casser l'équilibre. Pour "Tree of Life", seuls les adorateurs du grand maitre resteront jusqu'au bout.  
 
On peut admettre un argument repris par beaucoup de critiques: le discours sur la nature, la vie, l'univers, le tout, est ici énorme. Il sera lourd pour certains et magnifique pour les autres. Il s'exprime avec une beauté qu'on ne peut trouver nulle part ailleurs: d'abord dans les séquences se déroulant au sein de la famille de Jack, à travers l'arbre qui grandit dans le jardin, l'apprentissage de la vie, la beauté et la cruauté de l'être humain. D'autre part, par des séquences outsides nous montrant par moments des plans de l'océan, du ciel ou de la forêt. Mais surtout dans une longue séquence de vingt minutes nous montrant la naissance du tout: de l'origine du rien jusqu'au big bang. C'est des images extraordinaires qui se vivent au cinema et pas ailleurs. C'est beau comme une chanson des doors.  
 
Concernant le découpage du film, ici encore Mallick montre qu'il est doué pour ça. Quand on regarde ses films, on hésite entre le prendre pour un sorcier ou un fou. Il à surement plus passé sa vie dans un studio de post prod que dans le monde extérieur. Le film est comme un animal découpé en plusieurs morceaux, puis retravaillé, puis redecoupé... la plupart des plans ne durent pas plus de 5-6 secondes, et certaines images qui n'ont strictement rien à voir avec la scène présente viennent se glisser là l'espace d'un instant. Il est évident que Sean Penn n'a pas tourné que six minutes, et que Mallick l'a énormément coupé au montage (quon n'aime où pas le film où Sean Penn, ce point reste dans tout les cas discutable). La encore, le public sera divisé: on peut trouver ça lourd et maladroit. Ou on peut y trouver un certains charme, propre au réalisateur.
 
Je vais maintenant prendre un parti personnel pour contredire deux éléments revenus plusieurs fois dans les critiques: les auteurs de ces articles ont d'abord accusé le film d'être incompréhensible. Le film m'a pourtant semblé très lisible, et le seul moment ou notre esprit doit vraiment chercher à interpréter une scène étant le final sur la plage. Après, chacun son point de vue.  
 
En revanche, j'ai été plus que choqué que certains utilisent le prétexte de la religion pour remplir deux lignes d'arguments. Au contraire, Mallick à parfaitement compris comment le sujet doit être interprété au cinema. On ne compte que deux scènes se passant dans des lieux de cultes. Et c'est parfait, car la place de dieu nest pas dans une église: elle est en nous. Elle est dans nos pensées. Jack ne prie pas Jésus devant la croix. Il demande à dieu pourquoi son pere est vivant, pourquoi ne devrait t'il mourir. Mallick montre bien que la beauté de dieu ne se trouve pas dans les paroles d'un prêtre ou dans des représentations divines, mais à travers les interrogations d'un enfant, les remerciements d'une mère admirative de la nature, la beauté des chants. Beauté rendu par le travail de Desplat qui a retravaillé ses chants en plus d'avoir composé la bande son qui est à l'image de ses précédentes partitions: discrète, presque silencieuse, apaisante.  
 
Mais au milieu de tout cela, il faut bien une histoire. Celle d'un enfant, Jack, qu'on voit grandir sous nos yeux de la naissance (qu'elle plus belle image pour l'acouchement qu'un enfant quittant une maison sous les flots ?), jusqu'à l'adolescence où ses sentiments envers sa famille vont lourdement évoluer, notamment envers un pere de plus en plus violent et aimant à la fois (Brad Pitt obtient ici l'un de ses meilleurs rôles), et une mère ayant de plus en plus de mal à savoir où est sa place (Jessica Chastain, la révélation du film). À côté de lui, ses deux frères qu'il adore, dont l'un est condamné (on l'apprend dès le début, donc rassurez vous ceci n'est pas un spoil). Pour essayer de comprendre tout cela, il cherche ses réponses dans la violence, l'amour, la vie, dieu. Une quête de paix avec soi meme qui se retrouve être le fil rouge du film. La reconstituion d'époque est magnifique et sobre à la fois, rappelant "virgin suicides" de Coppola fille
 
Alors oui "Tree of Life" divise et divisera. Dans dix ans, il aura divisé à sa sortie et il divisera toujours. Mais cela prouvera que l'on ne l'aura pas oublié, c'est certains. Car c'est peut être ça l'un des plaisirs de ce film: Mallick va assister à quelque chose de nouveau: Mallick le rassembleur, à fait avec "Tree of Life", un film qui comptera surtout sur une communauté de cinéphiles qui défendrons avec fierté cette oeuvre auquel ils voueront un culte, tel "mullholand drive" de David Lynch.
On le sait, Mallick n'a pas besoin d'une palme d'or. Ses enfants lui suffisent. Des enfants qui l'accompagnent depuis 5,20 voir 40 ans, et qui dans ce moment où les critiques baissèrent les yeux en laissant couler des larmes de déceptions, ont doutés. Certains tomberont, d'autre se relèveront au nom de leur père.  
Mallick est plus qu'un demi-dieu: c'est un chemin universel vers la poésie, l'amour, la folie, la nature, la mort, la vie. Une route spirituelle que nous prenons à chaque fois depuis quarante ans pour atteindre une forme de plaisir cinéphile constant. Un orgasme cinématographique, comme Kubrick savait si bien les faire. Même stature. Même grandeur. Seul la barbe est plus courte. Mais ce n'est qu'un détail.


---------------
mes critiques cinema
n°17178
onyxr38
CARPE DIEM
Profil : Idole
onyxr38
Posté le 06-06-2011 à 19:07:06  profilanswer
 

Pas encore visionné "Tree of life" dc pas d'avis sur ce film, en revanche avis plus controversé sur la filmographie de Mallick.
C'est marrant parce que lorsque l'on parle de Mallick on a l'impression de parler une autre langue : mais qui c'est donc ? pour la plupart du temps.
Evidemment quelques cinéphiles +/- avertis sauront parfaitement à qui l'on fait référence.
Pour ma part j'ai particulièrement aimé "la ligne rouge" mais je me suis mortellement fait chiée devant "Le nouveau monde" et pour le reste je maitrise absolument pas.
En revanche cela fait un moment que ce film est annoncé comme "Ze" film de Mallick donc je m'y rendrai dans quelques semaines je pense.
En tout cas le sujet ( du moins le fil conducteur de l'histoire ) m'intéresse bcp et j'espère ne pas être déçue.
J'espère également que les moments assez complentatifs dont Mallick est assez friand d'ailleurs, ne me gêneront pas.  
Bref to be continued...

n°17186
Sevoth666
" Quelquefois je me demande ce que nous sommes en
Profil : Habitué(e)
sevoth666
Posté le 07-06-2011 à 01:39:31  profilanswer
 

ouh j'avais pas méga kiffé la ligne rouge... mais pas au point de le traiter de mauvais...
en ce qui concerne tree of life, il m'a presque tenté... et puis finalement plus...
 
Ce n'est pas à cause de Pitt-ounet, je le sais toujours capable de nous surprendre (entretien avec un vampire, l'armée des douze singes, fight club)


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