| forum actualité | forum cinéma | forum musique | forum arts et scènes | forum livres |
| forum télé et séries | forum fun | forum foot | forum jeux vidéo | forum sexe |
| Bas de page | |
|---|---|
| Auteur | Sujet : MES CRITIQUES DE FILMS |
maxou du 76 Profil : Novice | Bonsoir.
--------------- mes critiques cinema |
(Publicité)
|
maxou du 76 Profil : Novice | CRITIQUE DE LUNG BOONMEE RALUINK CHAT(oncle boonmee celui qui se souvient de ses vies antérieurs) DE APICHATPONG WEERASHETAKUL --------------- mes critiques cinema |
maxou du 76 Profil : Novice | DES HOMMES ET DES DIEUX --------------- mes critiques cinema |
caronade Profil : Novice | Moi aussi je suis une fan de cinéma mais depuis que je suis maman je ne peux pas aller au cinéma donc je continue d'élargir ma collection de dvd!!! |
caronade Profil : Novice | Tes critiques sont très bien...continue comme ça!!! |
(Publicité)
|
Sevoth666 " Quelquefois je me demande ce que nous sommes en Profil : Habitué(e) | 18,5 pour des hommes et des dieux? j'ose même pas lire la critique... |
lofredo Profil : Légende | Mais ...18,5 ... c'est la note avant ou après le succès en salle ?
|
(Publicité)
|
lofredo Profil : Légende | ch't aime bien maxou machin truc ... à mon avis t'as pas tout compris au film comme on dit ... mais on s'en fout ... et comme on dit encore ...
|
maxou du 76 Profil : Novice | Pour les hommes et les dieux,je n'ai pas fais d'eloge a cause du succès du film. J'ai vu le film la toute première semaine,au moment ou on pensais qu'il ferait moins d'un million d'entrees.
--------------- mes critiques cinema |
maxou du 76 Profil : Novice | Une petite critique ce matin (pas trop la forme --------------- mes critiques cinema |
lofredo Profil : Légende | qui c'est qui dit l'contraire ? |
(Publicité)
|
maxou du 76 Profil : Novice | BLACK SWAN C'est avec deux semaines de recul que j'écris cette deuxième critique du chef d'œuvre de Darren Aronofsky. J'ai jugé que c'était un bon moment pour rédiger ce papier sur ce film absolument immense. Car oui, ce film est immense. J'ai très peu employé cet adjectif dans ma vie pour qualifier des films que j'ai vraiment apprécié. Je l'ai employé pour "il était une fois en Amérique" de Sergio Leone, pour "Des hommes et des Dieux" de Xavier Beauvois, pour une grande partie de la filmographie du grand David Lynch ( enlever "Dune" et "Twin peaks" et c'est bon), et pour quelques autre films mais ma mémoire me joue un tour. Concentrons nous pour l'instant sur l'objet si merveilleux don je vais vous parler. Il faut d'abord parler de l'origine de Black Swan, et faire un rapide rappel de la filmographie de son réalisateur. En , on découvre au festival de Sundance ( on ne le dira jamais assez, mais merci Robert Redford !), un jeune réalisateur d'une vingtaine d'année du nom de Darren Aronofsky, qui vient présenter son tout premier film: "PI". Une oeuvre en noir et blanc sur l'histoire d'un jeune mathématicien, victime plusieurs fois par jour de maux de tete d'une violence incroyable, et qui découvre que la naissance du monde, et que le monde lui même, n'est qu'une accumulation de formules mathématiques, faisant ainsi sauter toute les théories religieuses. Même si les festivaliers sont un peu déçu du résultat (non pas que le film est mauvais mais qu'on l'a annoncé comme une oeuvre géante plusieurs semaines avant sa présentation, provoquant un grand engouement pour ce film), on est sur de tenir un jeune talent de la camera, mais qui dois encore faire ses preuves. Il devra attendre 2000 et son deuxième film pour de confirmer comme grand réalisateur (peut y sont arriver. comme exemple, on peut citer Peter Weir ou Terrence Mallick). Aronofsky provoque un véritable électrochoc dans la jeunesse de cette année la. Adapté Hubert Selby Jr n'est pas chose facile (Ulrich a tenté d'adapter "Last Exit to Brooklyn", l'oeuvre inadaptable. Elle porte toujours bien son nom), pour son second essai en tant que réalisateur, Aronofsky joue alors gros. Il adapte alors "Return to Brooklyn". Afin de ne pas faire de quiproquos avec "Last exit to Brooklyn", on décide de rebaptiser le film d'un titre qui restera gravé dans les mémoires: "Requiem For a Dream". L'histoire nous raconte la vie de quatre personnages: trois jeunes accros à l'herbe, la coke, et la piquouze, et une mere juive qui se bourre de coupe faim pour rentrer dans sa belle robe rouge pour passer à la télé. Aronofsky construit son film selon un plan précis et minutieux, qu'on ne retrouvera véritablement que 10 ans plus tard dans Black swan: une tension constante, une photo crade mais chiadé en même temps, le thème de la paranoïa maitrisé avec brio (Aronofsky peut d'ailleurs maintenant comme un grand maître de la paranoïa, mais nous y reviendront plus tard) avec des scènes d'une folie jamais atteinte ( il est impossible de ne pas avoir été marqué par cette scène de la télévision ou Ellen Burstyn retourne en enfer, ans après l'exorciste de Friedkin). C'est aussi dans ce film que Aronofsky impose ce qui va devenir son thème favori avec la paranoïa: les limites physiques et psychologique que ses héros cherchent dans cesse à repousser. Cela atteint l'apothéose quand Jared Leto, brillant dans le film, se fait un shoot d'héroïne en plein dans la gangrène qui infecte son bras. Grandiose. Ainsi Aronofsky marquera cette année 200p avec cette oeuvre jugée inadaptable. Il est maintenant confirmé comme un grand. Il faudra pourtant attendre dix ans pour retrouver un tel niveau dans un de ses films. Et c'est long dix ans. Mais Aronofsky a trouvé de quoi passer le temps. Ainsi sort en 2006 The Fountain, son troisième film. Du moment ou l'annonce est faite jusqu'au résultat final, une question se pose: pourquoi a t'il choisit ce projet ? Pourquoi avoir choisit une histoire mystique sur la vie et la mort, le monde, le temps... Ce film est le "The Game" de Aronofsky. Un film irrationnel abordant des thèmes et des situations étranges. Je voudrais bien parler de l'histoire, mais je ne m'en souviens plus très bien. Je me souviens de Hugh Jackman qui perd sa femme, Rachel Weiz, De belles images, de voir Ellen Burstyn et Sean guillette réunis dans un même film (le rêve !)... Je me souviens aussi de belles phrases sur un arbre représentant la vie si ma mémoire est bonne (c'était moins pompeux et lourd que les conneries sur la bulle de la vie dans Wall Street 2 en tout cas ). Le projet avait en plus le mérite d'être ambitieux et couteux, notamment concernant la planète avec l'arbre. Visuellement, il faut trancher la poire en deux: on a vraiment de très belles images (la fusion de Hugh Jackman avec la nature est magnifique) et ces images de l'arbre sur la petite planète qui sont limites épileptiques ( sérieusement). Mettons les choses au clair: le film n'est pas mauvais en soi. Il est quand même intéressant à regarder. Les acteurs sont bons, notamment Jackman qui cherchait à ce moment là à se sortir de son image de Wolverine en tournant chez Nolan ou Aronofsky (chose amusante, c'est qu'il va encore reprendre le personnage de Wolverine une cinquième fois, devant la camera de... Darren Aronofsky. Comme le monde est petit ). Il faut prendre The Fountain comme une pause detente dans la carrière de Aronofsky. Un Moyen de relâcher un peu la pression après PI et requiem for a dream. Et puis quand on voit la suite de sa carrière, on lui pardonne même si ce n'est pas nécessaire. 2008. L'année qui marque le retour définitif au cinema d'une légende qu'on croyait perdue: Mickey Rourke. Cet acteur de géant qu'est Mickey Rourke. Un très grand acteur (quand tu as tourné avec Alan Parker, tu es considéré comme un grand acteur de toute façon), qui a été victime de la vie pour les raisons que l'on sait (il s'est démolit la gueule à la boxe). Ayant montré une volonté de revenir en participant au projet Sin City de Rodriguez (je sais toi mais moi je me fends la gueule), il accepte d'interpréter Randy, "The wrestler", devant la camera de Aronofsky. Maintenant, une petite anecdote que vous pourrez ressortir pour vos amis lorsqu'ils parleront de "Black swan", de "Wrestler", ou de n'importe quel film de Aronofsky, afin de ne pas passer pour une quiche en cinema (Marc c'est pour toi). L'anecdote est donc la suivante: Black swan et the Wrestler étaient a la base un seul et unique projet. L'histoire de la rencontre en Randy le catcheur et Nina la danseuse. Ca peut surprendre quand on sait que les deux films sont très différents, mais c'est vrai. Comprenant que le projet était risqué (et qu'à moins de s'appeler Mallick, Nolan ou Scorcese, c'était le mur direct), Aronofsky tranche le projet en deux, donc deux films. Dans The wrestler, on retrouve des points importants de Requiem for a dream: les limites physiques et psychologiques, avec ici un vieux catcheur fragile qui veut continuer sa passion. Des personnages complexes, une photo crade... La seule différence, c'est que Wrestler ne comporte aucun artifice ou effet spéciaux: c'est un film sincère, réaliste, brut de décoffrage. Cela permettra a Arnofsky de remporter sa premiere récompense, à savoir le lion d'or du meilleur film, et à Mickey Rourke celui du meilleur acteur. Le géant est de nouveau sur les rails. Aronofsky à réussit son pari. Il lui reste cependant toujours l'autre moitié de ce fameux projet. Il a fait le catcheur, il doit maintenant faire la danseuse. Son prochain film. Son film. Celui qui va marquer sa carrière. Et revoilà ce bon vieux darren qui revient avec une pause de 10 ans. 10 ans de pause après Requiem for a dream et PI. 10 ans de pause pendant lesquels il fera "Westler" et "The Fountain". 10 ans à attendre son retour. Et quel retour. Black Swan raconte l'histoire de Nina, une jeune danseuse. C'est elle qui travaille la plus. Elle joue sans cesse avec les limites de son corps pour être la meilleure. Elle vit chez sa mère. Une mère qui fait en sorte qu'elle reste une fille pure en la maintenant en enfance,notamment en limitant ses sorties, en surveillant sa vie, et en jouant sans cesse sur la corde fragile de Nina. la scène du gâteau est un exemple parfait: sa mère menace de jeter le beau gâteau, preuve que Nina va passer dans le monde adulte. Nina refuse de jeter le gâteau et le mange avec sa mère. Nina reste en enfance. Sa mère ( Barbara Hersey, la Marie madeleine de Scorcese dans "la dernière tentation du christ" ) la maintient donc au bord de la limite entre l'enfance et le monde des adultes, l'enfance étant délimité par l'appartement et surtout la chambre de Nina, chambre de petite princesse, chambre de son "sweet heart". L'univers des adultes étant le monde. L'extérieur. Nina est emprisonnée. Nina rejoint ainsi le monde des adultes tout les jours pour la passion de la danse. Elle s'entraine dur pour obtenir le rôle de la reine des cygnes. Elle danse dans une compagnie géré par Thomas Leroy, professeur impitoyable interprété par Vincent Cassel. Et Thomas a bien noté le problème de Nina: elle est pure et innocente. Parfaite pour le cygne blanc, le "white swan". Mais elle est tellement pure qu'elle n'arrive pas a interpréter le cygne noir: le Black swan. Thomas la pousse a se dépasser, et Nina fait de son mieux. Au milieu de tout cela, vient s'inviter une nouvelle danseuse: Lily. Avec son charme malsain et son corps plus mince, plus structurée. Est elle la rivale ou l'amie de Nina ? Meme cette dernière se le demande. Car Lily es aussi une excellente danseuse. Comme dit Thomas a Nina "elle ne fait pas semblant elle". Nina est le cygne blanc. Lily est le black swan. Le film est construite avec la même précision et le même sens du détail que Requiem for a dream en son temps. On assiste impuissant à la montée en puissance d'un film géant, grâce aux deux éléments forts de Aronofsky: la tension constante, qui deviens de plus en plus forte à chaque instant. Une tension qui se marie de nouveau à merveille à une paranoïa omniprésente et magistrale. Plombons tout de suite les questions de certains, le film n'est pas fantastique. Nina est paranoïaque. Elle s'imagine des douleurs qu'elle s'inflige à elle même ( la scène du doigt pendant la grande soirée). Pour elle, les trois personnes qui l'entoure, sa mère, Thomas et Lily, sont tous des ennemis. Ils lui veulent tous du mal. Ils veulent tous qu'elle souffre pour être la meilleure. Ils veulent tous la démolir. C'est du moins la vision de Nina. Qui veut l'aider ? Qui veut la démolir ? Nina ne le sais pas. On peut voir se développer a la surprise générale un jeu érotique très intéressant entre les personnages. C'est en effet la première fois dans un film de Aronofsky qu'on peut noter la présence d'une dimension érotique très sensuelle, le réalisateur nous ayant habitué à une vision hard du sexe. La scène la plus forte restant un acte sexuel reposant sur une séance de sexe orale impressionnante. C'est simple, on avait pas vu un tel érotisme entre des acteurs depuis ce mythique baiser lesbien entre Naomi Watts et Laura Henna Harring dans Mulholand drive de David Lynch pour la sensualité, et la scene du parloir dans "Midnight express" de Alan Parker. La construction du film autour des personnages est encore plus géante grâce à une quatrième pièce de l'échiquier: wiyona Rider, excellente actrice de Burton, interprétant la danseuse mise de côté par Thomas, et qui met en garde Nina. Cela ne fera qu'alourdir la méfiance de Nina envers Lily. Chaque acteur de ce film est unique. Vincent Cassel dévoile un nouveau visage jamais vu, celui d'un personnage trouble, cherchant a la fois le bien et le mal des gens qui l'entourent. La révélation Mila Kunis est prodigieuse. Elle et Nathalie portman fonctionne très bien ensemble. Barbara Hesrsey obtient ici son plus grand rôle, un mélange de dans "Carrie au bal du diable" de Brian de Palma, et Linda Blair dans "Requiem for a dream". Et comment ne pas parler de la sublime Nathalie Portman. Elle obtient ici tout simplement son plus grand rôle. Une performance physique et psychologique très impressionnante. Un rôle à la mesure de son talent. Le rôle de sa vie. Black swan est un chemin de croix de 1h38 pour arriver jusqu'au final du film qui restera un des plus grands et des plus forts de l'histoire du cinema. Sombre, violent, poétique... Le film doit beaucoup, comme pour "Requiem for a dream", à une bande son magistrale de Clint mansell. Reprenant les thèmes du lac des cygnes, le compositeur marie à la perfection la beauté du ballet, et l'ambiance sombre du film. Black swan est plus qu'un film. C'est un chef d'œuvre incontestable. Les images hantent chaque jour mon esprit avec plus d'insistance à chaque fois. Black swan est une de ces choses qui font que je vit: car je vit pour espérer voir chaque jour des choses aussi fortes que ce film, ce chef d'oeuvre, ce bijou de cinema. --------------- mes critiques cinema |
onyxr38 CARPE DIEMProfil : Idole |
|
Sevoth666 " Quelquefois je me demande ce que nous sommes en Profil : Habitué(e) | youhouh! bonne new! |
droledepersonne Il n'y a jamais eu de big bang. L'univers, c'est jProfil : Novice |
|
onyxr38 CARPE DIEMProfil : Idole |
|
droledepersonne Il n'y a jamais eu de big bang. L'univers, c'est jProfil : Novice | Les grands esprits se rencontrent (toujours!) |
Sevoth666 " Quelquefois je me demande ce que nous sommes en Profil : Habitué(e) | Onyx j'ai soudainement envie de toi... |
EmsM Profil : Novice |
onyxr38 CARPE DIEMProfil : Idole |
|
onyxr38 CARPE DIEMProfil : Idole | UP |
maxou du 76 Profil : Novice | merci beaucoup de vos coms. et merci detre sincere avec moi (en de débattre par la meme occasion). bientot je vous promet la critique d'un film moins recent (il etait une fois en amerique; cape fear de scorcese ou las vegas parano, jhesite encore ^^).
TREE OF LIFE
20/20 Événement attendu depuis maintenant cinq ans, le nouveau Terrence Mallick aura su titiller comme jamais notre impatience. Réalisateur élevé au modeste statut de demi-dieu par toute une communauté cinéphile qui le compare souvent au grand Stanley Kubrick (Terrence à d'ailleurs le point commun d'adorer un film complément con (zoolander de Ben Stiller) tout comme Kubrick adorait les films d'Eddy Murphy). Mallick est un réalisateur rare. Cinq films seulement en plus de 40 ans. De "la ballade sauvage" jusqu'à aujourd'hui, en comptant un creux de 19 ans entre "les moissons du ciel" et "la ligne rouge". Puis cinq ans d'attente pour voir arriver "le nouveau monde" (personnellement, la première fois que je trouvais que Colin Farell jouait vraiment bien), et enfin cinq autres années pour voir arriver Tree of life. Et il a sut se faire attendre. En effet, il aurait dût être présenté au festival de Cannes 2010, avant d'être annoncé pour la mostra de Venise, pour finalement être annoncé à l'année 2011. Le public Cannois pourra finalement le découvrir le 16 mai, soit un jour avant sa sortie en salles. La séance à lieu à 8 h du matin pour les critiques qui s'amassèrent à la projection (Medhi peu en témoigner ^^). Et vers la pause déjeuner, les internautes découvrent les premiers papiers venant de différant sites tels "le point" ou "filmosphere". Et la surprise est la: le premier mot qui vient est "massacre" de la part des journalistes. Ils se plaignent d'un objet incompréhensible, mal construit. Le lendemain, jour de la sortie les spectateurs rendent à leur tour leur verdict: public et critiques sont alors divisés en deux catégories: ceux qui grondent l'ennui et qui pleurent le désastre d'un homme réalisant sa première vraie erreur, et ceux qui crient au chef d'oeuvre du grand maitre. Je tiens donc à apporter une précision importante que les critiques auraient du donner à leur lecteurs: mon point de vue ne représente pas une majorité. Comme sur un film de Claude Lelouch, il est impossible de trouver un réel milieu pour donner son avis. Et c'est peut être la ce qui a tant déstabilisé certains: depuis le début de sa carrière, Mallick a sut rassembler les foules en créant un juste équilibre dans son cinema: si certains éléments de ses films pouvaient en agacer certains (tout le monde n'aime pas les voix off omniprésente ou les discours sur la nature), il gardait toujours une forme de retenue. On aimaient pas forcement ceci, mais ce n'étais pas trop grave, car ceci pouvait être compensé par cela. Ici, il prend un virage important dans sa façon de faire. Mallick à pris le parti de casser l'équilibre. Pour "Tree of Life", seuls les adorateurs du grand maitre resteront jusqu'au bout. On peut admettre un argument repris par beaucoup de critiques: le discours sur la nature, la vie, l'univers, le tout, est ici énorme. Il sera lourd pour certains et magnifique pour les autres. Il s'exprime avec une beauté qu'on ne peut trouver nulle part ailleurs: d'abord dans les séquences se déroulant au sein de la famille de Jack, à travers l'arbre qui grandit dans le jardin, l'apprentissage de la vie, la beauté et la cruauté de l'être humain. D'autre part, par des séquences outsides nous montrant par moments des plans de l'océan, du ciel ou de la forêt. Mais surtout dans une longue séquence de vingt minutes nous montrant la naissance du tout: de l'origine du rien jusqu'au big bang. C'est des images extraordinaires qui se vivent au cinema et pas ailleurs. C'est beau comme une chanson des doors. Concernant le découpage du film, ici encore Mallick montre qu'il est doué pour ça. Quand on regarde ses films, on hésite entre le prendre pour un sorcier ou un fou. Il à surement plus passé sa vie dans un studio de post prod que dans le monde extérieur. Le film est comme un animal découpé en plusieurs morceaux, puis retravaillé, puis redecoupé... la plupart des plans ne durent pas plus de 5-6 secondes, et certaines images qui n'ont strictement rien à voir avec la scène présente viennent se glisser là l'espace d'un instant. Il est évident que Sean Penn n'a pas tourné que six minutes, et que Mallick l'a énormément coupé au montage (quon n'aime où pas le film où Sean Penn, ce point reste dans tout les cas discutable). La encore, le public sera divisé: on peut trouver ça lourd et maladroit. Ou on peut y trouver un certains charme, propre au réalisateur. Je vais maintenant prendre un parti personnel pour contredire deux éléments revenus plusieurs fois dans les critiques: les auteurs de ces articles ont d'abord accusé le film d'être incompréhensible. Le film m'a pourtant semblé très lisible, et le seul moment ou notre esprit doit vraiment chercher à interpréter une scène étant le final sur la plage. Après, chacun son point de vue. En revanche, j'ai été plus que choqué que certains utilisent le prétexte de la religion pour remplir deux lignes d'arguments. Au contraire, Mallick à parfaitement compris comment le sujet doit être interprété au cinema. On ne compte que deux scènes se passant dans des lieux de cultes. Et c'est parfait, car la place de dieu nest pas dans une église: elle est en nous. Elle est dans nos pensées. Jack ne prie pas Jésus devant la croix. Il demande à dieu pourquoi son pere est vivant, pourquoi ne devrait t'il mourir. Mallick montre bien que la beauté de dieu ne se trouve pas dans les paroles d'un prêtre ou dans des représentations divines, mais à travers les interrogations d'un enfant, les remerciements d'une mère admirative de la nature, la beauté des chants. Beauté rendu par le travail de Desplat qui a retravaillé ses chants en plus d'avoir composé la bande son qui est à l'image de ses précédentes partitions: discrète, presque silencieuse, apaisante. Mais au milieu de tout cela, il faut bien une histoire. Celle d'un enfant, Jack, qu'on voit grandir sous nos yeux de la naissance (qu'elle plus belle image pour l'acouchement qu'un enfant quittant une maison sous les flots ?), jusqu'à l'adolescence où ses sentiments envers sa famille vont lourdement évoluer, notamment envers un pere de plus en plus violent et aimant à la fois (Brad Pitt obtient ici l'un de ses meilleurs rôles), et une mère ayant de plus en plus de mal à savoir où est sa place (Jessica Chastain, la révélation du film). À côté de lui, ses deux frères qu'il adore, dont l'un est condamné (on l'apprend dès le début, donc rassurez vous ceci n'est pas un spoil). Pour essayer de comprendre tout cela, il cherche ses réponses dans la violence, l'amour, la vie, dieu. Une quête de paix avec soi meme qui se retrouve être le fil rouge du film. La reconstituion d'époque est magnifique et sobre à la fois, rappelant "virgin suicides" de Coppola fille Alors oui "Tree of Life" divise et divisera. Dans dix ans, il aura divisé à sa sortie et il divisera toujours. Mais cela prouvera que l'on ne l'aura pas oublié, c'est certains. Car c'est peut être ça l'un des plaisirs de ce film: Mallick va assister à quelque chose de nouveau: Mallick le rassembleur, à fait avec "Tree of Life", un film qui comptera surtout sur une communauté de cinéphiles qui défendrons avec fierté cette oeuvre auquel ils voueront un culte, tel "mullholand drive" de David Lynch. On le sait, Mallick n'a pas besoin d'une palme d'or. Ses enfants lui suffisent. Des enfants qui l'accompagnent depuis 5,20 voir 40 ans, et qui dans ce moment où les critiques baissèrent les yeux en laissant couler des larmes de déceptions, ont doutés. Certains tomberont, d'autre se relèveront au nom de leur père. Mallick est plus qu'un demi-dieu: c'est un chemin universel vers la poésie, l'amour, la folie, la nature, la mort, la vie. Une route spirituelle que nous prenons à chaque fois depuis quarante ans pour atteindre une forme de plaisir cinéphile constant. Un orgasme cinématographique, comme Kubrick savait si bien les faire. Même stature. Même grandeur. Seul la barbe est plus courte. Mais ce n'est qu'un détail. --------------- mes critiques cinema |
Daft Punk – Random Access Memories : un rendez-vous manqué avec l’histoire
On aurait aimé crier au chef d’œuvre, mais Random Access Memories, le 4e album studio du duo français, nous laisse immanquablement sur notre faim en dépit de quelques belles envolées. A trop...






