Les questions climatiques sont étudiées par un organisme mondial, le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), dont tous les pays sont membres sauf le Vatican et Taïwan, créé en 1988 par l’ONU, et qui publie de temps en temps un rapport longuement préparé. Lors de la sortie du film Une vérité qui dérange, on en était encore au troisième rapport du GIEC, daté de 2001. Début 2007, le 1er février et le 5 avril, il a publié deux pré-rapports qui annoncent le quatrième rapport, en novembre 2007, lequel bouleversera pas mal d’idées reçues.
Tout d’abord, le GIEC prend ses distances avec le lien entre le gaz carbonique et l’augmentation de la température, le fameux « effet de serre » : le CO2 ne serait plus le principal accusé. Le bon sens aurait pu nous mettre plus tôt sur la voie : l’atmosphère est complexe, et comprend une importante quantité d’eau, soit sous forme de vapeur, soit sous forme de gouttelettes microscopiques (dans les nuages) ; or l’eau a AUSSI un effet de serre ! En fait, voici les proportions dans la responsabilité de l’effet de serre : vapeur d’eau, 55 % ; gaz carbonique, 39 % ; ozone, 2 % ; méthane, 2 % ; oxyde nitreux, 2 %.
Comment éviter cet effet ? Faudra-t-il envisager d’éliminer la production de vapeur d’eau et de nuages ?
Autre point, et n’y allons pas par quatre chemins, Al Gore exagère ! Le troisième rapport du GIEC faisait état d’une élévation possible du niveau des températures comprise entre 1,5 et 6°C, sur un siècle, induisant une élévation des océans comprise entre 9 et 88 centimètres (on était déjà très loin des six mètres avancés par le conférencier). Or le quatrième rapport en préparation réduit ces prévisions : entre 2 et 4,5°C pour l’élévation de la température, entre 28 et 48 centimètres pour le niveau des océans. Avec cela, essayez donc de noyer sous les eaux le Bangla-Desh (ou mieux, Manhattan, comme Gore le prétend)...
Terminons-en avec Al Gore lui-même : les militants écologistes fustigent volontiers les États-Unis pour n’avoir pas signé le protocole de Kyôtô, qui entendait réglementer la pollution au niveau mondial (et qui a instauré le tristement célèbre « droit de polluer »). Or, quel est le président qui a refusé de signer cet accord international ? George Bush ? Pas du tout, c’était Bill Clinton. Et son vice-président s’appelait Al Gore ! Rions... Et rions d’autant plus fort que Gore s’est fait aligner par la presse de son pays, pour le budget annuel d’électricité, se montant à 25 000 dollars, de sa propre maison ! Sa seule piscine consommant autant que la moyenne des maisons normales de ses compatriotes...
Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !