Je ne sais pas si le réalisateur ambitionne de reproduire la réalité. L'image, elle, fait penser à celle d'une caméra embarquée. On sent monter le stress en même temps qu'il monte chez les terroristes avant l'assaut, parfois c'est la confusion, parfois le calme relatif.
L'aspect géopolitique (idéologie, riposte, etc) est complètement absent au profit d'un strict déroulement chronologique de l'action à l'intérieur de l'avion.
C'est justement pour ça que je parlais de la référence au réel. On a tendance à envisager le film avec un certain affect, avec un besoin d'idéologie (de réponse?). Hors on a très peu d'éléments qui permettent de répondre à ce besoin. On voit juste deux groupes humains qui ne se comprennent pas. En tant que spectateur on ne voit que des faits, pas de réponses, au contraire d'un certain nombre de films qui joue de la démonstration.