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Sujet : Matthew Barney au cinéma et en DVD!!!
@bstr@it Oui oui c'est pour çà que j'ai précisé que j'ai précisé que c'est juste valable avec les oeuvres d'art vidéo, Cremaster en fait partie.
Par rapport à la disposition du spectateur elle est toujours frontale quand il s'agit d'une oeuvre d'art vidéo. Donc que çà soit dans ton salon ou en salle mis à part la taille de l'écran et le nombre des haut-parleurs, la visibilité et la lisibilité de l'oeuvre ne change pas.
Maintenant c'est vrai que c'est impossible avec les dispositif d' INSTALLATION vidéo de Bill Viola. Car celle-ci est prévu pour une architecture bien spécifique.

 

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@bstr@it Oui oui c'est pour çà que j'ai précisé que j'ai précisé que c'est juste valable avec les oeuvres d'art vidéo, Cremaster en fait partie.
Par rapport à la disposition du spectateur elle est toujours frontale quand il s'agit d'une oeuvre d'art vidéo. Donc que çà soit dans ton salon ou en salle mis à part la taille de l'écran et le nombre des haut-parleurs, la visibilité et la lisibilité de l'oeuvre ne change pas.
Maintenant c'est vrai que c'est impossible avec les dispositif d' INSTALLATION vidéo de Bill Viola. Car celle-ci est prévu pour une architecture bien spécifique.

 

http://forum1.fluctuat.net/mesimages/1175/38.jpg

le_duke Tu veux dire que la disposition du spectateur de la salle au salon n'impacte pas sur la nature de l'oeuvre? C'est vrai qu'on fait plus facilement le pas de l'art vidéo à la cremaster. Mais je me vois pas retrouver certaines installation de Bill Viola (celle de Big Bang justement) dans mon salon. ça serait dénaturer une oeuvre (inscrite pour le coup dans un dispositif?)  
 
Pour Barney, je sais pas, c'est peut-être une façon d'assumer un cycle complet initié par Warhol (quitte à devenir, objet de consommation, et de produire enfin l'oeuvre d'art reproductible et diffusable gratuitement puisque gravable, téléchargeable et partageable).
 
Sur ce je vais manger. Bonne journée @bstr@it.
@bstr@it

Citation :

Plutôt pour Barney chez Carrefour (dans tout les rayons charcut des installations de Barney ça aurait de la gueule)


 
Lol, c'est clair, j'suis entièrement d'accord, mais je crois que MR Barney se prend trop au sérieux pour çà, lui il prefere aller défoncer le chrysler building avec ses potes artiste lol. Genre parce que nous n'avons pas les mêmes valeurs. lol!
Mais bon pour être plus sérieux, le cremaster n'est qu'une vidéo, ce n'est pas un dispositif. Donc mis à part la changement de taille par rapport à l'écran, l'oeuvre n'est pas spécialement dénaturé. Ce qui pose le problème d'une manière différente : est ce que l'oeuvre aurait perdu toute son âme en allant s'introduire ainsi dans la distribution de masse?
Mais comme toi je suis frilleux devant cette intégration complète à la grande consommation. Quel en est le but véritable? Il ne semble pas que cela soit une stratégie artistique. Donc c'est très bizarre.

 


http://forum1.fluctuat.net/mesimages/1175/33.jpg

le_duke Salut @bstr@it,
 
Personellement, je suis plus en accord avec les démarches qui se jouent de la consommation (par détournement, reprise ironique ou subversion) qu'à celle qui l'intègre complètement.
questionner à travers la gratuité la consommation en centre commercial (c'est à Beaubourg, ça justement), reprendre et détourner les marques, introduire des leurres et des parasites dans l'outil industriel et dans l'espace commercial, voire même détourner les produits pour en faire des productions délirantes (http://www.ferraille.com), c'est cool! Au point fmr, le Supermarché ferraille était devenu UN VRAI SUPERMARCHé, avec bobo en goguette, gamins surexcité, rayons pris d'assaut.  
Pour moi, c'est un peu la limite, le DVD de Barney peut se retrouver en Fnac, c'est un moyen de diffusion comme un autre pour un film. Le support c'est aussi vachement important pour le cinéma, tout court, je peux voir et revoir 200 fois le Bon la Brute et le Truand en DVD, mais en salle, un Fellini ou un Scorsese c'est tout bonnement impressionnant. Pour Matthew Barney, c'est entièrement là-dessus que l'intértêt se joue un changement de dispositif. Un changement du regard et des conditions d'installation du spectateur.
Plutôt pour Barney chez Carrefour (dans tout les rayons charcut des installations de Barney ça aurait de la gueule), plutôt d'accord pour son accession à l'état d'icône pop (à la warhol), plutôt pas d'accord pour que l'art accède aussi "facilement" au statut de produit de grande consommation (peut-être par posture politique) sans explication. Après j'ai peut-être loupé quelque chose dans Cremaster, ou y a peut-être un parallèle qu'il veut établir Vie publique/Vie privée (elle vend des disques/ je vends des disques?)
@bstr@it On peut s'interroger sur cette idée inhabituelle de faire passer une oeuvre d'art vidéo au cinéma (même les plus populaire) et de la commercialiser à la FNAC au format DVD (Cremaster, the Order), on pense tout de suite à ce cher Benjamin "L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique", personnellement je pense que çà s'applique pas à l'art vidéo.  
Pour d'autres techniques c'est plus délicat, c'est indéniable qu'une peinture de Pollock, de Klein c'est mieux d'aller les voir en vrai au musée. C'est pas pareil en carte postale ou dans les livres!  
Les performances n'en parlont pas, ce sont des oeuvres totalement virtuelles des lors qu'elles ne sont plus rejouées, même au musée, et je vous assure qu'une performance vécue est radicalement différente d'une performance vue en vidéo et en photo, bref mais on s'éloigne du sujet.
La véritable question est de savoir si une oeuvre d'art a sa place dans la consommation culturelle et la distribution de masse. En sachant qu'une oeuvre normalement n'est pas un objet destiné à la grande  consommation!
Toujours est-il que çà permet au gens de découvrir l'art contemporain (ici un artiste de qualité) et çà c'est peut-être pas mal! En plus les films Barney ont l'avantage d'offrir aux spectateurs une double lecture (analytique ou contemplative) tout aussi valable l'une que l'autre, qui n'enlève rien au plaisir de visionner l'oeuvre.
En un sens pour l'ouverte aux grands publics c'est pas mal, d'ailleurs s'il pouvait y avoir plus d'artistes qui proposent la diffusion de leur film dans les grandes salles çà pourrait être pas mal. Type Bill Viola, Paul Mc Carthy... pour les connaisseurs. çà serait pas mal hein?
Est-ce-que le début d'une ouverture de l'art sur un plus large public? On sait pas.
En tout cas, il faut savoir qu'à la base, je ne pense pas qu'il s'agissait de films destinés destinés à la large diffusion. Donc si on adopte ce profil là, d'un premier passage dans les musées et sous le regard de véritable connaisseur avant d'être distribué aux larges publics.
Il est vrai qu'il a qd même un problème au niveau (esth)éthique, en sens philosophique du terme : l'art n'est normalement pas destiné à la grande consommation!  
Enfin on peut en discuter, c'est pour çà que j'ouvre ce forum. Donc n'hésitez pas à donner votre avis.

 

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