Salut @bstr@it,
Personellement, je suis plus en accord avec les démarches qui se jouent de la consommation (par détournement, reprise ironique ou subversion) qu'à celle qui l'intègre complètement.
questionner à travers la gratuité la consommation en centre commercial (c'est à Beaubourg, ça justement), reprendre et détourner les marques, introduire des leurres et des parasites dans l'outil industriel et dans l'espace commercial, voire même détourner les produits pour en faire des productions délirantes (http://www.ferraille.com), c'est cool! Au point fmr, le Supermarché ferraille était devenu UN VRAI SUPERMARCHé, avec bobo en goguette, gamins surexcité, rayons pris d'assaut.
Pour moi, c'est un peu la limite, le DVD de Barney peut se retrouver en Fnac, c'est un moyen de diffusion comme un autre pour un film. Le support c'est aussi vachement important pour le cinéma, tout court, je peux voir et revoir 200 fois le Bon la Brute et le Truand en DVD, mais en salle, un Fellini ou un Scorsese c'est tout bonnement impressionnant. Pour Matthew Barney, c'est entièrement là-dessus que l'intértêt se joue un changement de dispositif. Un changement du regard et des conditions d'installation du spectateur.
Plutôt pour Barney chez Carrefour (dans tout les rayons charcut des installations de Barney ça aurait de la gueule), plutôt d'accord pour son accession à l'état d'icône pop (à la warhol), plutôt pas d'accord pour que l'art accède aussi "facilement" au statut de produit de grande consommation (peut-être par posture politique) sans explication. Après j'ai peut-être loupé quelque chose dans Cremaster, ou y a peut-être un parallèle qu'il veut établir Vie publique/Vie privée (elle vend des disques/ je vends des disques?)