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Clint Eastwood... ou quand la critique baisse sa garde...

 


 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur Sujet :

Clint Eastwood... ou quand la critique baisse sa garde...

n°3690
uleski
littérature et écriture
Profil : Novice
uleski
Posté le 27-03-2010 à 13:41:41  profilanswer
 


Et les bras, face au réalisateur-acteur.
 
 
 
                Nous voilà manchots !  
 
***
 
 
 
Clint Eastwood Jr, dit « Clint », né le 31 mai 1930 à San Francisco.
 
 
 
Acteur de séries télé à ses débuts, avant de poursuivre sa carrière dans le Western Spaghetti – genre cinématographique pédant et creux qui n’a, soit dit en passant, de Western que les costumes et de Spaghetti que l’absence d’anti-pasti ; films qui sont aux sarcasmes et à l’humour ce que les sabots de bois sont à la danse classique -,  sans oublier quelques « Inspecteur Harry » d’un niveau guère supérieur aux productions de Michael Winner  « Un justicier dans la ville » avec Charles Bronson pour tenir le rôle et la lanterne d’un cinéma obscurantiste comme jamais…
 
 
 
Face aux trois films que sont Million Dollar Baby, Invectus et Gran Torino (en ce qui concerne ce dernier, on a eu très peur : imaginez un film qui aurait pour titre "Opel Kadett" !) de Clint Eastwood,  héros de la critique cinématographique française...
 
 
 
Et pour la nommer :
 
 
 
-        Jean-Marc Lalanne, des Inrockuptibles (et comme un malheur n'arrive jamais seul, on le trouvera aussi sur France Culture) : le "Attendez j'veux direeeeee !" de la critique que toutes les mères aimeraient avoir pour gendre (et les pères aussi ; et surtout ?)
 
 
 
-        Michel Ciment, de la revue Positif et son grand âge (on ne devrait jamais vieillir !) : beaucoup lui sera donc pardonné ; même si on pourra toujours regretter qu’il n’ait pas su se retirer à temps pour éviter tout ridicule…
 
 
 
-        Sans oublier les dilettantes, tâcherons et pantouflards du « masque et la plume » venus cachetonner sur France Inter au frais du contribuable...
 
 
 
Confronté  à ces trois films, entre autres films du réalisateur, comment ne pas voir dans ce cinéma... un cinéma Oncle Sam, un cinéma box office, un cinéma manichéen, cinéma kleenex aux ressorts et aux enjeux mille fois assénés, aux scénarii éculés  – en effet : pas un seul personnage, pas une seule situation qui ne nous aient pas déjà été présentés et servis par Hollywood depuis 1945…
 
 
 
Comment qualifier le cinéma de ce réalisateur dont les productions sont invariablement encensées par une critique hypnotisée face à cette figure omniprésente ?
 
Cinéma apolitique ?
 
Cinéma… pathétiquement réactionnaire ?
 
Pas même ! Car le cinéma d’Eastwood n’offre aucune perception critique de notre époque et aucune analyse prospective.
 
Figé dans le passé le cinéma d’Eastwood ?
 
 
Soyons clairs : dans la forme mais plus encore dans le fond, le cinéma d'Eastwood est tout simplement passé à côté de son époque.
 
Force est de constater que le temps, pour le réalisateur, s’est arrêté dans les années 50 car, tout dans son cinéma nous renvoie à cette période et à tout ce que le cinéma d’Hollywood aura été incapable de s’autoriser à produire et à penser, pour peu qu’il ait été un jour question pour ses producteurs d’accoucher d’une pensée autre que conformiste, une pensée qui ne soit pas destinée à un public bien incapable d’envisager une alternative pour cet Art privé d'artistes, année après année.
 
 
____________
 
 
 
Godard, Truffaut and Co…
 
 
 
              Quand  les rebelles ne sont jamais que des domestiques en mal de nouveaux maîtres à servir !
 
 
Une nouvelle vague au vague à l'âme approximatif et au cinéma de terrain… du même nom : terrain vague donc.
 
 
Godard découvre Eastwood ; Truffaut Hitchcock.
 
Conspuer le cinéma des années 30,40 et 50, cinéma dit de « papa » comme a pu le faire la « nouvelle vague » pour mieux s’empresser quelques années plus tard de célébrer Hitchcock et Eastwood…
 
Comble du ridicule, sinon de bêtise, c’est Godard, fan inconditionnel qui, en 1998, tête baissée, plein d'humilité, remettra intimidé un César d'honneur à son idole : un Eastwood condescendant comme ce n'est pas permis puisque ce dernier se croira obligé de nous expliquer combien les inventions de Godard ont influencé le cinéma mondial... le sien excepté.
 
 
 
Imperméable le cinéma d’Eastwood !
 
Pas touche donc !
 
 
 
***
 
 
 
Avec un film tel que "Le mépris", Godard nous montrera avec brio à quel point sa génération n’a pas les outils intellectuels ni culturels pour penser un auteur grec de la stature de Homère, indépendamment de cet autre auteur qu’est Moravia, Godard réduisant l'Odyssée à une histoire de crise du couple ; et la présence de Fritz Lang ne sauvera rien et pas davantage le pastiche musical de Delerue venu tout droit de Mahler !...
 
Autant pour cette soi-disant avant-garde cinématographique qui s'appuie sur le top 50 de la musique romantique pour faire « son cinéma », et alors qu’un réalisateur comme Kubrick, qui n’a jamais eu à cracher sur la tombe de quiconque pour exister, tout occupé qu’il était à servir et à parfaire, film après film, son métier et son Art,  sera bien plus avisé : en 1969,  il ne se contentera pas seulement des Strauss - Richard et Johann ; il nous présentera dans 2001, l’Odyssée de l’espace, un compositeur contemporain majeur : György Ligeti, roumain/hongrois naturalisé autrichien, né en1923 et mort en 2006.
 
 
 
Après Godard et Eastwood...
 
C’est au tour de Truffaut ; un Truffaut qui découvre Hitchcock et son cinéma cocktail Martini–dry avec cerise et nœud pap, ce qui convenait très bien à la tenue vestimentaire de ce même Truffaut - costume, chemise, cravate en cadre moyen d'une entreprise très moyenne ; un Truffaut qui aura le mauvais goût de nous proposer une "... nuit américaine" dans un terrain vague situé à la périphérie de la ville de Nice...
 
 
 
"Nuit américaine" façon « Friches industrielles » ?
 
D’une laideur photographique et scénique sans nom ce film, et plus encore lorsque l'on ose penser à ce que l’association « nuit et Amérique » est capable de faire surgir dans l’imaginaire de tout cinéphile qui se respecte...
 
Cette bourde, sinon cette bavure artistique, résume à merveille tout le cinéma de la vaguelette qu’aura été ce mouvement, son amateurisme, son absence de maîtrise technique, son cinéma sans souffle qui ne dira jamais rien d'autre que ce qu'il nous donnera à voir et à entendre ; cinéma « … que c’est pas la peine » comme disait Piala…
 
Nouvelle vague dont les films, à de très rares exceptions près, n'arriveront jamais à la cheville du meilleur du cinéma français des années 30, 40 et 50 ; sinon chez Cassavetes mais… à dix mille kilomètres de là ; ou bien, longtemps, longtemps après : pensez donc ! Il nous faudra attendre 20 ans "Les fantômes du chapelier " et "La cérémonie" de Chabrol.
 
 
 
***
 
Mais… revenons à Eastwood.
 
Comment expliquer un tel engouement de la part de la critique française ?
 
Et bien c'est simple : soyez grand et mince, mesurez 1m95, soyez de nationalité américaine de préférence, âgé de plus de 75 ans, réalisez un film tous les ans pendant un demi siècle et c'est gagné !
 
Positif et les Cahiers feront de vous… un maître chez les maîtres (et leurs esclaves ?!) avec l’Everest pour piédestal.
 
Et gare à ceux qui contestent ce choix !  
 
La critique cinématographique en est donc là aujourd'hui ; tout comme le cinéma français pris en otage par des « fils et filles de » - acteurs, actrices et réalisateurs sans bagage existentiel ou culturel -, et des petites frappes ou flics repentis nourris de télé et de pseudo-cinéma (celui des années 70 et 80, avec Delon comme acteur-producteur... le pire du cinéma français, assurément !), et pour lesquels notre 7è Art n’est que… sons et images, bruit et cauchemar, pour des productions désincarnées parce que… sans culture et sans Histoire (entre autres... Olivier Marchal ; Josée Dayan ; et un certain Richet auteur d'un Mesrine affligeant)...  
 
Cinéma rase-mottes, privé d’immanence et de transcendance, incapable de donner à voir et à entendre autre chose que ce qui nous est donné, là, sur l’écran…
 
Car, même dans un registre populaire, l’Art cinématographique doit rester une métaphysique ; ou pour le dire autrement : ce qui est donné à voir et à entendre doit toujours être plus grand, bien plus grand que moi... réalisateur, ou bien moi… spectateur.
 
 
______________
 
 
Mon cinéma - cliquez !


Message édité par uleski le 29-03-2010 à 10:13:08
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n°3691
seawitch
Plus moche la mort
Profil : Légende
seawitch
Posté le 27-03-2010 à 14:40:07  profilanswer
 

toujours aussi lourdingue celui là...


---------------
Rien n'est pire que la bonté ou la méchanceté pure : Il faut qu'elles s' encanaillent
 
A part la guerre, la famine, la maladie et la mort, ça va?
n°3692
marmitte
cré cré méchan
Profil : Flunimateur
marmitte
Posté le 27-03-2010 à 21:04:12  profilanswer
 

on sent qu'il n'est pas critique pour un sou le monsieur.
Invictus a été fortement critiqué par la presse, particulièrement au masque et la plume.
J'ai beau détesté Eastwood, je ne sais pas si je ne déteste pas encore plus ce genre de critique creuse (j'ai lu que le début mais considérer le western spaghetti comme uin sous genre, c'est très mal connaître le cinéma italien et ses diversités, ainsi que justement, le rapport au politique (c'est vrai que c'est facile de s'arrêter aux mondialement encensés). Quant à traiter Dirty Harry d'obscurantiste... Réactionnaire, douteux, immoral, puant, je v"eux bien mais obscurantiste...)

n°3693
uleski
littérature et écriture
Profil : Novice
uleski
Posté le 29-03-2010 à 01:11:05  profilanswer
 

marmitte a écrit :

on sent qu'il n'est pas critique pour un sou le monsieur.
Invictus a été fortement critiqué par la presse, particulièrement au masque et la plume.
J'ai beau détesté Eastwood, je ne sais pas si je ne déteste pas encore plus ce genre de critique creuse (j'ai lu que le début mais considérer le western spaghetti comme uin sous genre, c'est très mal connaître le cinéma italien et ses diversités, ainsi que justement, le rapport au politique (c'est vrai que c'est facile de s'arrêter aux mondialement encensés). Quant à traiter Dirty Harry d'obscurantiste... Réactionnaire, douteux, immoral, puant, je v"eux bien mais obscurantiste...)


 
Monsieur,
 
Dois-je vous rappeler que c'est mon droit le plus absolu que de penser que le Western Spaghetti est un genre cinématographique pédant et creux.
 
Quant à ma critique sur Eastwood, si elle vous dérange, proposez-nous donc une autre critique.
 
Allez ! Au travail Monsieur !
 
 
 

n°3694
seawitch
Plus moche la mort
Profil : Légende
seawitch
Posté le 29-03-2010 à 11:21:57  profilanswer
 

L' Uleski est il un style littéraire pédant et creux ?
Zat ize ze quouestione ?


---------------
Rien n'est pire que la bonté ou la méchanceté pure : Il faut qu'elles s' encanaillent
 
A part la guerre, la famine, la maladie et la mort, ça va?
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n°3696
uleski
littérature et écriture
Profil : Novice
uleski
Posté le 29-03-2010 à 18:11:53  profilanswer
 

seawitch a écrit :

L' Uleski est il un style littéraire pédant et creux ?
Zat ize ze quouestione ?


 
 
Rêve toujours !  
 
Tu finiras p'êt par y croire.

n°3697
seawitch
Plus moche la mort
Profil : Légende
seawitch
Posté le 29-03-2010 à 19:16:51  profilanswer
 

A quoi ?


---------------
Rien n'est pire que la bonté ou la méchanceté pure : Il faut qu'elles s' encanaillent
 
A part la guerre, la famine, la maladie et la mort, ça va?
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n°3698
marmitte
cré cré méchan
Profil : Flunimateur
marmitte
Posté le 29-03-2010 à 23:29:23  profilanswer
 

uleski a écrit :


 
Monsieur,
 
Dois-je vous rappeler que c'est mon droit le plus absolu que de penser que le Western Spaghetti est un genre cinématographique pédant et creux.
 
Quant à ma critique sur Eastwood, si elle vous dérange, proposez-nous donc une autre critique.
 
Allez ! Au travail Monsieur !
 
 
 


 
Elle ne me dérange pas votre critique d'Eastwood, elle est juste tardive, dans le mouvement (contrairement à ce que vous dénoncez)
J'ai pas attendu que tout le monde soit d'accord sur le fait qu'Eastwood est une buse pour venir faire une petite chronique ici (A noter : Aucun Eastwood dans les films de la décennie, chez les cahiers, chez positif, ou aux inrocks), comme quoi vous suivez la bonne voie.
 
Enfin penser que votre critique est dérangeante, il faudrait qu'elle ait un peu plus de justesse.
Mais vous n'avez pas du bien lire mon message pour ne pas comprendre qu'il n'y a rien qui m'énerve plus qu'un film d'Eastwood que votre critique creuse comme un western spaghetti (Mix entre votre propos et celui assez juste de Seawitch)
 
Enfin, je ne vous attend pas pour critiquer ici et là et chroniquer. Contrairement à vous, je ne le fais pas nécessairement tardivement, ni de manière nombriiste. Mais pour ça il faudrait que vous participiez à la vie de ce forum et que vous ne vous arrêtiez pas à venir poser ici comme un paon satisfait.
 
Allez sans rancune péon!


Message édité par marmitte le 29-03-2010 à 23:30:25
n°3699
nick zobi
ni remords ni regrets....
Profil : Légende
nick-zobi
Posté le 01-04-2010 à 14:54:16  profilanswer
 

chouette !
un remake de "Le Bon, la Brute et le Truand"  !
Qui a dit que western spaghetti était un genre creux ?
C'est toujours tellement aussi sympa à regarder ...


---------------
"aujourd'hui; pire qu'hier mais bien moins que demain..."
n°3700
limelights
Rire humanum est
Profil : Légende
limelights
Posté le 01-04-2010 à 19:25:39  profilanswer
 

puisque la mode est donc a descendre ce bon vieux clint,je tiens a dire que je lui  reste fidèle!
acteur, réalisateur! j adore.
 
et je dis cela d un oeil critique....
 


---------------
l humour est la politesse du désespoir

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