"... et coincer des malheureuses".
En fait, c'est l'histoire de la vie sexuelle de Frédéric Recrosio - et partant, celle de pas mal de garçons. De la première jouissance (en cours de gym, à 10 ans), au casse-tête du cunilingus - par le biais d'une audacieuse métaphore mélant Rubik's Cube et clitoris (si !) - en passant par la découverte du corps des femmes, de ses dix années "d'autarcie sexuelle forcée", etc.
C'est à la fois très sexuel, assez drôle, plutôt subtil (eh oui !) et pas du tout vulgaire (quoique mon voisin a été un peu choqué de le voir sucer son Rubik's Cube - oui, il pousse la logique de la métaphore assez loin).
Sinon, c'est un one-man-show assez classique dans la forme, dans lequel les souvenirs des expériences sexuelles font rire hommes et femmes - la majorité du public est en couple : c'est sans doute faussement autobiographique mais assez justement universel - tout le monde y reconnait ses peurs / frustrations / interrogations / expériences. Du coup, on s'y retrouve tous plus ou moins, et sur des thèmes pas souvent évoqués en "société" : le rire vient alors facilement, même si un ou deux passages du spectacle sont un peu moins rythmés.
Mais donc, au final, une excellente découverte. Et dans la même rue, presque en face, il y a un restaurant kurde (eh oui !) sympa et pas cher. C'était mon premier humoriste suisse ET mon premier restaurant kurde - je n'ai regretté ni l'un ni l'autre.