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Sujet : Norah Krief dans Irrégulière
jussieu "Le plus grand plaisir qui soit après avoir" écouté et vu Norah Krief dans Irrégulière, "c’est d’en parler" :
 
Bouleversé, envoûté, mais aussi hagard, KO debout, déboussolé, tout en étant totalement conquis et enthousiaste, tel est l’état dans lequel Norah Krief et ses musiciens m’ont laissé ce soir sur le trottoir luisant du théâtre d’Orléans. Reprendre pieds dans le quotidien après ce moment unique, est presque douloureux. Norah Krief sur scène, chantant les mots de Louise Labé, poète de la Renaissance, m’a fait naître une émotion existentielle. Rien moins que ça ! Une atmosphère troublante s’installe dès le début: est-ce Norah ou Louise, suis-je spectateur ou voyeur, est-ce un rêve ou la réalité ? Cette poésie charnelle, radicale, dans le corps tendu, sensuel de la comédienne libérant son trop plein d’absolu était bouleversant jusqu’aux larmes. Les applaudissements et les rappels me  rassurent : oui je suis vivant, oui d’autres corps ont vibré des mêmes émotions, et peut-être que Norah Krief et ses musiciens ont compris à quel point ils nous ont touchés.
                       Orléans, le 18 Déc 2008

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jussieu "Le plus grand plaisir qui soit après avoir" écouté et vu Norah Krief dans Irrégulière, "c’est d’en parler" :
 
Bouleversé, envoûté, mais aussi hagard, KO debout, déboussolé, tout en étant totalement conquis et enthousiaste, tel est l’état dans lequel Norah Krief et ses musiciens m’ont laissé ce soir sur le trottoir luisant du théâtre d’Orléans. Reprendre pieds dans le quotidien après ce moment unique, est presque douloureux. Norah Krief sur scène, chantant les mots de Louise Labé, poète de la Renaissance, m’a fait naître une émotion existentielle. Rien moins que ça ! Une atmosphère troublante s’installe dès le début: est-ce Norah ou Louise, suis-je spectateur ou voyeur, est-ce un rêve ou la réalité ? Cette poésie charnelle, radicale, dans le corps tendu, sensuel de la comédienne libérant son trop plein d’absolu était bouleversant jusqu’aux larmes. Les applaudissements et les rappels me  rassurent : oui je suis vivant, oui d’autres corps ont vibré des mêmes émotions, et peut-être que Norah Krief et ses musiciens ont compris à quel point ils nous ont touchés.
                       Orléans, le 18 Déc 2008
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