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Sujet : Polémique : le théâtre n'est-il pas devenu un peu chiant? |
| Letham |
Je m'étonne de voir ou plutôt de lire, de jeunes gens ( je suppose ) comme moi lancer un sujet pareil. Le théâtre devient chiant. L'ouverture d'esprit est certes une qualité, mais j'avoue ne pas pouvoir comprendre comment on peut s'exprimer de la sorte. Je suis d'accord que le théâtre a du mal à trover de nouvelles formes,celles dont parle Trépliev dans La Mouette. Je suis d'accord qu'il n'y a pas un artiste majeur en ce moment qui porte l'art vers un nouveau langage. Du moins, ceux de cette race-là ne sont pas évidents. Mais la cause est simple: la culture est en perdition. Et personne ne réagit; ou alors ls seules réactions, c'est d'accuser les comédiens, les écrivains et les metteurs en scène de produire du chiant. Îl est certain que si vous allez applaudir la scène au théâre des variétés, vous n'allez pas trouver des artistes, mais des gens de divertissement. Les vrais artistes se trouvent ailleurs. Les expérimentations sont de vraies recherches vers quelque chose au-delà de tout ce que l'on ne fait que répéter, ressasser et remodeler encore pr des pirouettes intellectuelles. Je suis d'accord sur ce point que tout n'est pas révolutionnaire. Mais il ne tient qu'à nous, acteurs de cette société elle-même en perdition, de manifester notre désir brûlant d'une beauté nouvelle. Il faut se forcer, aller au théâtre d'art, ce théâtre qui propose une vraie exploration. Un jour, vous verrez, je verrais avec vous, nous aurons ramené de cette quintessence dont Rimbaud parle sans cesse, cet Inconnu si précieux qui fait la chair des vérités dans l'art.
Mais pour cela, il faut que chacun se mobilise, qu'on aille pas au théâtre comme on va au bahut, qu'on aille écouter du Mozart et du Schönberg; il faut aller applaudir les ballets les plus classiques et les chorégraphies les plus modernes. On ne peut pas se permettre de se fermer à quelque chose, de renoncer au théâtre parce que trois spectacles qu'on a vu étaient médiocres, voire franchement mauvais. L'aventure est toute proche ! L'esprit est comme un parachute: 'il est fermé ça ne sert à rien. Il ne faut jamais renoncer à l'art, sinon ils auront gagné, ceux qui veulent une société formatée, balisée de caméras de surveillance jusque dans nos lits. Vigilance est maître mot d'aujourd'hui. Résistance est dans les coulisses, prêt à bondir sur la scène. Aller écouter du Novarina, du Barker, du Shakespeare. Ne réfléchissez pas avec le cerveau. Pensez avec votre coeur, votre émotion, vos sens et votre humanité. Pensez à vous d'un regard à la limite du dégoût; frôler les idées les plus sombres, et puis reconnaiître que ce n'est pas la solution; en sortir grandi. Donner l'amour qu'on a pour soi aux autres. Il n'y a que ça qui compte, l'amour au théâtre, dans tousl les arts. Le romanesque revient. Ecoutez Koltès, Lagarce. Vous verrez si le théâtre est chiant. Ouverture. Encore. Encore. Nous ne pouvons pas ne pas réagir. Il faut gueuler que l'essentiel nous manque. Lire encore et encore du Camus, du Sartre, du Duras, du Baudelaire pour être les grands auteurs de demain. Nous vivons une époque un peu grise. Préparons celle de demain. Elle sera d'or et de coeur. Nous ne pourrons pas nous passer de l'essentiel bien longtemps. Excusez-moi, mais "on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans". Ce n'est pas moi qui l'ai dit, mais un frère. Bien à vous, A.J.
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| Letham |
Je m'étonne de voir ou plutôt de lire, de jeunes gens ( je suppose ) comme moi lancer un sujet pareil. Le théâtre devient chiant. L'ouverture d'esprit est certes une qualité, mais j'avoue ne pas pouvoir comprendre comment on peut s'exprimer de la sorte. Je suis d'accord que le théâtre a du mal à trover de nouvelles formes,celles dont parle Trépliev dans La Mouette. Je suis d'accord qu'il n'y a pas un artiste majeur en ce moment qui porte l'art vers un nouveau langage. Du moins, ceux de cette race-là ne sont pas évidents. Mais la cause est simple: la culture est en perdition. Et personne ne réagit; ou alors ls seules réactions, c'est d'accuser les comédiens, les écrivains et les metteurs en scène de produire du chiant. Îl est certain que si vous allez applaudir la scène au théâre des variétés, vous n'allez pas trouver des artistes, mais des gens de divertissement. Les vrais artistes se trouvent ailleurs. Les expérimentations sont de vraies recherches vers quelque chose au-delà de tout ce que l'on ne fait que répéter, ressasser et remodeler encore pr des pirouettes intellectuelles. Je suis d'accord sur ce point que tout n'est pas révolutionnaire. Mais il ne tient qu'à nous, acteurs de cette société elle-même en perdition, de manifester notre désir brûlant d'une beauté nouvelle. Il faut se forcer, aller au théâtre d'art, ce théâtre qui propose une vraie exploration. Un jour, vous verrez, je verrais avec vous, nous aurons ramené de cette quintessence dont Rimbaud parle sans cesse, cet Inconnu si précieux qui fait la chair des vérités dans l'art.
Mais pour cela, il faut que chacun se mobilise, qu'on aille pas au théâtre comme on va au bahut, qu'on aille écouter du Mozart et du Schönberg; il faut aller applaudir les ballets les plus classiques et les chorégraphies les plus modernes. On ne peut pas se permettre de se fermer à quelque chose, de renoncer au théâtre parce que trois spectacles qu'on a vu étaient médiocres, voire franchement mauvais. L'aventure est toute proche ! L'esprit est comme un parachute: 'il est fermé ça ne sert à rien. Il ne faut jamais renoncer à l'art, sinon ils auront gagné, ceux qui veulent une société formatée, balisée de caméras de surveillance jusque dans nos lits. Vigilance est maître mot d'aujourd'hui. Résistance est dans les coulisses, prêt à bondir sur la scène. Aller écouter du Novarina, du Barker, du Shakespeare. Ne réfléchissez pas avec le cerveau. Pensez avec votre coeur, votre émotion, vos sens et votre humanité. Pensez à vous d'un regard à la limite du dégoût; frôler les idées les plus sombres, et puis reconnaiître que ce n'est pas la solution; en sortir grandi. Donner l'amour qu'on a pour soi aux autres. Il n'y a que ça qui compte, l'amour au théâtre, dans tousl les arts. Le romanesque revient. Ecoutez Koltès, Lagarce. Vous verrez si le théâtre est chiant. Ouverture. Encore. Encore. Nous ne pouvons pas ne pas réagir. Il faut gueuler que l'essentiel nous manque. Lire encore et encore du Camus, du Sartre, du Duras, du Baudelaire pour être les grands auteurs de demain. Nous vivons une époque un peu grise. Préparons celle de demain. Elle sera d'or et de coeur. Nous ne pourrons pas nous passer de l'essentiel bien longtemps. Excusez-moi, mais "on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans". Ce n'est pas moi qui l'ai dit, mais un frère. Bien à vous, A.J.
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| Iaha |
Sebnet1718 a écrit :
Le problème avec notre société de consomation c'est l'objet. Nos voulons tous posseder des choses il en va de même pour la culture. On va au cinéma le film nous plaint on achette le Dvd, il en va de même pour les series télé. Une musique à la radio nous plait on achette le CD. Il en est de même pour les oeuvres de peinture. Le théâtre lui non. C'est l'art de l'éphémère comme la danse. Il se joue dans un lieu donné pendant un temps limité quand il est finit il n'en reste rien. Et la représentation suivante aura toujours une différence avec la suivante. On peut trouver des cassettes Dvd ou diffusion à la télé de spéctacle, mais le ressentit n'a rien à voir. C'est ce qui doit déranger aussi chez le public; c'est ce coté d'éphémère, de cette chose qui nous échape lachement pour ne jamais revenir. Inconsiament sommes nous confronté à notre propre finitude?
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Je suis totalement d'accrod avec toi.
De meme je prolongerais ta réflexion en disant que comme on peut acheter, on peut à l'avance voir des "bandes annonces", écouter des extraits de concerts...les bandes annonces en théatre se font plus rares. Sauf quand il s'agit du vaudeville. Mais par expérience, j'ai constaté qu'en présentant un extrait visuel d'une pièce, ils se sentent plus en confiance, et seront amenés le plus souvent à revoir leur jugement et finalement se laisser tenter par la pièce. Je pense qu'il y a un immense enjeu pour beaucoup quand ils vont voir une pièce. Contraitement à un film, ou à un concert, ils prendront beaucoup plus volontier le "risque" d'etre déçu ou agréablement surpris, et surtout quel qu'en soit le résultat ils retourneront voir des films ou des concert. Or dans le spectacle vivant on se rend compte qu'il y a une exigence de résultat. Les gens qui "pour une fois" choississent d'aller au théatre, s'ils sont déçus pour beaucoup n'y reviendront pas. Comme s'ils avaient ét" déçus par LE théatre en général. Or j'ai vu énormément de films nuls, énormément de concerts ou je me suis ennuyée, et énormément de spectacles de théatre qui ne valaient pas le déplacement. J'ai du mal à comprendre ce phénomène de rejet que ne retrouve pas le cinéma ou la musique. Il y a à mon avis un manque d'information, sur la diversité des spectacles proposés, beaucoup plus large que les genre de film proposé chaque merdredi au cinéma. Je ne critique pas hein! Mais je constate que le théatre pour beaucoup reste quelque chose de prétendument inaccecible, ou tout le monde n'a pas sa place (ça coute cher, il faut etre bien habillé...)...or à l'heure actuelle le théatre a été vraiment dépoussièré, et il reste certe des salles ou les 3 coups restent d'actualité, les lourds rideaux rouges et les sièges de velours aussi! Mais beaucoup d'autres forment existent, plus nombreuses meme à l'heure actuelle. Mais il y a un je-ne-sais-quoi, qui attire aussi les gens pour ça, pour cette "mise en scène" de la société, et donc cela ne PEUT pas etre dans leur esprit une pratique quotidienne...
Enfin bref, j'arrete là sinon je pourrais développer des heures... |
| Maxx. |
J'avais vu un Antigone du TG Stan qui "déchirait", c'est vrai. Mais je ne conseillerai pas tous leurs spectacles. L'année dernière, par exemple, ils avaient monté une adapation du Complexe du Comédien de Diderot assez convenu. Ils se faisaient plaisir, jouaient la connivence avec les spectateurs (genre clin d'oeil et regard caméra : alors, sommes nous dans la réalité ou dans un théâtre, sommes nous des acteurs en train d'interpèter une pièce ou déjà devenu vos potes ? ) mais n'étaient pas très convaincants : le texte tombait à plat.
Pour aller voir des bons spectacles au théâtre (car il y en a bien sûr plein), c'est comme pour le cinéma : il faut pratiquer, se renseigner, connaître un peu - d'expérience ou de réputation - les théâtres où l'on et les pieds, les réalisateurs, je veux dire les metteurs en scène, et les comédiens : un même texte ne donnera jamais le même spectacle d'une compagnie à l'autre. Le seul problème : contrairment au ciné ou à la musique, il n'y a pas de diffusion télé ou de téléchargement de films possibles, à chaque fois il faut se déplacer. Le théâtre, c'est physique ! Le mieux est de lire quelques journaux spécialisés, de reconnaître ceux des critiques qui ne sont pas trop complaisants, et de se fier au bouche à oreille :
Par exemple, lisez ceci :
http://www.fluctuat.net/Scenes
http://theatre-danse.fluctuat.net/blog/
:love: |