Beaucoup s'interroge sur les scènes de Jan Fabre, qui a beaucoup fait parler de lui au festival d'Avignon, surtout à cause de la présence d'un corps "cru" comme comme ont pu le dire certains.
Personnellement je n'ai pas été à Avignon mais j'ai vu une pièce qui se joue encore un peu partout en France cette année :
Quando l'uomo principale è una donna , j'ai trouvé cette pièce fascinante, vraiment bien travaillé : la performance de cette danseuse était incroyable et toujours en interaction avec la musique, la beauté du corps nu, luisant et hyper-expressif (passage de la performance de la masculinité à la féminité)... Dans les tribunes on pouvait sentir l'odeur de l'huile d'olive enivrer l'atmosphère et le public pris dans le spectacle incantatoire. Il y avait une référence à Yves Klein et ses "Anthropométrie" très présente.
Bref tant d'éléments positifs qui viennent composer cette pièce très plastique dont je ne peux dire que du bien. Je n'ai vraiment pas trouvé la présence du corps gratuite ou génante.
Ce qui me permet de me demander :
Pourquoi tant de critiques sur le corps qui est proposé par des artistes comme Jan FABRE?
Le corps nu, sexuel, violent dérangerait-il?
Est ce l'émergeance de nouveaux taboos sur le corps?
Plus qu'une simple critique de la pièce en question, je voulais en fait questionner les représentations du corps aujourd'hui. Pourquoi ce qui ne choquait plus hier, choque de nouveau aujourd'hui?
La vision du corps dérangerait-elle à nouveau?