Je laisse un message ici dans l'intention qu'il ne soit pas lu et soit noyé parmi les contributions des forumers. Je tiens d'abord à souligner que votre article sur Beckett ne fait que reprendre les clichés qui circulent sur cet écrivain, et qu'il est préférable de ne pas parler de Beckett que d'en parler comme il a été fait ici.
Ceci dit sans vouloir vexer quiconque, mais simplement pour remettre à sa juste place une oeuvre littéraire d'une extrême radicalité et comme pour reprendre la parole afin que quelque chose s'énonce qui ne soit pas une redite. C'est dans l'intention de creuser un trou, pour y mettre mon hommage à un auteur que j'adore et dont je tiens l'oeuvre romanesque pour la plus importante du 20ème siècle.
Car de Beckett, il ne faudrait pas pouvoir parler sans s'être tu longtemps, je veux dire, l'avoir médité un minimum (sur un banc dans un parc et comme au lit), afin de se hisser jusqu'à ce ras du sol et ce zéro qui sont au coeur de son travail exceptionnel qui a anéantit la littérature et l'a profondément changé. Bien plus sans doute que son mentor Joyce dont la mémoire en vient à se perdre un peu et à se liquéfier face à l'absurde teneur dure et pleine de rigueur de Beckett.