Vu. J'ai eu le plaisir de découvrir un auteur mais ai été désespéré par une "mise en scène" statique qui semble dissimuler derrière un formalisme de façade une vacuité de propos et de point de vue.
Les acteurs font ce qu'ils peuvent pour exister là dedans, et ne s'en sortent pas si mal, j'ai particulièrement apprécié la composition du contremaître, l'acteur flirt parfois avec "l'hénorme" et c'est assez réjouissant d'assister à cette folie, les autres aussi sont bien. J'ai moins aimé les personnages féminins, leur confrontation est assez peu intéressante, mais peut-être est-ce dû là à l'écriture ?
Le spectacle est visuellement assez laid, et on aimerait découvrir les comédiens sous des éclairages plus "intelligents" (il surligne trop l'action isolant parfois le personnage qui s'exprime, laissant les autres comédiens comme "hors-jeu" ).
Enfin voilà, mon impression est assez négative et je me rends compte que ce rapide résumé ne fait que l'accentuer. Il est tjs plus facile de critiquer négativement que positivement ! Alors non ce n'est pas le spectacle à fuir mais quand on a le souvenir des spectacles de Tordjman ("Daewoo", et "La vie de Myriam C" ) à qui mambo miam miam fait trés justement allusion en comparaison ; on ne peut-être que déçu et même un peu faché devant tant de frilosité. Un critique professionnel (!) parle d'une violence inouïe, elle est sans doute dans le texte mais totalement absente du spectacle du Rond-Point, et c'est tout de même dommage... alors je ne connais pas la réalité du monde ouvrier mais ce qui est sûr c'est que le spectacle ne s'y intéresse pas vraiment et reste très à la surface des choses sous un emballage formel désincarné...