Certes ! Koons aurait tort de se priver d'être "Jeff Koons" : argent, célébrité, considération...
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En revanche, on pourra difficilement pardonner à nombre de professionnels de l'Art contemporain - directeurs de musée et/ou de centres d'Art (financés et rémunérés par le contribuable), commissaires d'expositions, critiques d'art, les DRAC et les journalistes* d'avoir lamentablement échoué dans leur mission.
* Ceux de France Culture, pour ne pas les nommer, qui se sont littéralement couchés devant tous ceux qui auront été à l'origine de cette exposition au Château de Versailles, et devant Koons, finalement, lors de l'émission du vendredi 12 septembre à 19H15 avec Laurent Goumarre en direct de Beaubourg.
A défaut d'être des passeurs de culture, nombreux sont ceux qui se sont contentés d'être les relais serviles d'agences de relations publiques, de créations d'événements, de publicité, de marketing qui sont à la production artistique ce que le film publicitaire, le clip, le design, Disneyland et le parc Astérix sont à l'Art et qui ont pour mission première, sinon unique, de fabriquer, d'entretenir et de promouvoir l'image de camelots, de bonimenteurs, de montreurs de foires, gesticulateurs abusivement appelés artistes : puérils, immatures, fumistes, anecdotiques, infantiles...
C'est au choix !
Faites votre choix !
On pourra aussi et sans risques, les accuser d'être jour après jour, les complices de la dé-culturation et de l'abrutissement des masses laissées sans repères, et auprès desquelles on aura déconsidéré pour longtemps l'Art contemporain (qui vraiment, n'en avait pas besoin !!!), avec des figures telles que Jeff Koons, coté à plusieurs millions de dollars, comme seule critère d'évaluation, et à ce prix, de confondre l'Art avec l'industrie du divertissement... et de luxe, en l'occurrence.
On parlera de leur culot, depuis plus de quarante ans, quand sans honte et sans rire, ils nous affirment qu'ils ont le devoir de nous faire connaître des productions reflets de notre époque, alors qu'une époque est, tout comme son Art, beaucoup plus que ce que l'on croit avoir compris d'elle, qui n'est, le plus souvent, que ce qu'on souhaite nous donner à comprendre, ou bien, seulement ce que l'on est capable de saisir d'elle -,
Et que la production qui nous est proposée ne reflète que l'aspect le moins pertinent parce que... de toutes les époques, ce prosélytisme au service d'un esprit mercantile ; esprit qui finalement, nous distingue si peu de l'animal ; animal qui est, tout le monde en conviendra -, bien incapable d'accoucher d'un Léonardo, d'un Boulez, d'un Char, d'un Zao Woo-ki, d'un Picasso, d'un Giacometti, d'un Ligeti (vous voulez de la modernité ? En voilà !) sa production étant limitée le plus souvent à des déjections fécales, nécessaires certes mais... en aucun cas, ne pouvant trouver leur place dans nos centres d'Art, même et surtout, contemporains.
Et puis enfin, on ne manquera pas de garder à l'esprit qu'il se pourrait bien qu'ils aient été les saboteurs, les avorteurs et les fossoyeurs de jeunes ambitions intimidées ou bien découragées - sinon dissuadées -, face à l'incurie des codes de la représentation et de la communication dite artistique et contemporaine et de leur maîtrise sans laquelle tout espoir d'être - ne serait-ce que -, diffusé ou exposé, s'évanouit à jamais.
Alors...
Pour tout ce gâchis humain et artistique... réclamons une minute de silence...
Sinon, l'éternité.
Message édité par uleski le 25-03-2009 à 20:47:43