mais oui!
voilàvloilà ....
au musée d'art moderne de la ville de Paris se tient actuellement une exposition monographique de Elaine Sturtevant.
Il semble que l'appelation conveanble suppose de faire l'économie du prénom. j'ai pas bien compris pourquoi, mais ça semble âtre l'usage.
télescopage de l'actualité : Boltanski (je m'entraîne à faire l'économie des prénoms) indiquait dans une entrevue vidéographique éditée au motif de la promotion de son exposition au Grand Palais que "l'une des contraintes d'une exposition au grand palais c'est qu'il faut réaliser une oeuvre grand public".
Cette déclaration constitue (à mes z'oreilles) une insulte grossière à l'endroit de ce public pourtant grand et qui se trouve immédiatement enseveli sous sa bêtise présupposée en plus évidemment de la puérilité inhérente à la foule qui le constitue, ce qui justifie pleinement qu'on lui serve des oeuvres indigentes masquées par des meutes de médiateurs précarisés.
aux antipodes de ce genre d'attitude courtisane, se trouve l'expo de Sturtevant et qui nous rappelle avec humour (d'ailleurs) que si vous voulez faire plaisir à un amateur de ski alpin, rien de tel qu'une bonne piste noire et que l'art c'est aussi une spécialité qui (peut) demander quelque effort (de relâchement) si on en attend quelque qualité.
et l'on sait combien le ski est un sport qui trouve une large audience d'adeptes ...
au point que l'exposition joue du télecopage complet en offrant deux faces : l'une cultivée, réservée, élitiste et soigneuse de ses références; et l'autre directe, affective, tapageuse et interdite aux personnes sensibles.
à moins que ce soit le contraire.
à la rubrique j'aime bien : ouverture prochaine dans ce même musée d'une exposition monographique de Jan Dibbets.
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think it away!