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Soutenez Henry-Claude Cousseau

 


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Auteur Sujet :

Soutenez Henry-Claude Cousseau

n°901
Profil sup​primé
Posté le 22-11-2006 à 18:48:27  answer
 

L'ordre moral est de retour, bouhhh
 
 
je vous invite à soutenir ce monsieur qui vient d'être mis en examen. pour savoir pourquoi lisez ce petit texte sur le blog...http://hazart.canalblog.com
 
et c'est à vous...

(Publicité)
n°902
invite_CLA​KSON
Invité
Posté le 22-11-2006 à 23:21:40  answer
 

Effectivement, cette histoire est ahurissante.
 
Voici un article du Monde pour recontextualiser :
 

Citation :

Une semaine après la mise en examen du directeur de l'Ecole nationale des beaux-arts de Paris, Henry-Claude Cousseau, pour une exposition organisée en 2000 au CAPC Musée d'art contemporain de Bordeaux, dont il était alors le directeur (Le Monde daté 19-20 novembre), les voix se multiplient pour dénoncer cette "atteinte à la liberté artistique".
 
 
Intitulée "Présumés innocents - L'art contemporain et l'enfance", l'exposition avait provoqué l'émoi d'une association active dans la protection de l'enfance, La Mouette, basée à Agen, laquelle s'était portée partie civile après le retrait de la plainte d'un père "choqué" par les oeuvres exposées. Une enquête judiciaire avait été ouverte le 23 octobre 2000.
 
Six ans plus tard, M. Cousseau est poursuivi pour deux infractions : la diffusion de messages violents à caractère pornographique ou contraires à la dignité accessibles à un mineur ; la diffusion de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique. Les deux commissaires de l'exposition, Marie-Laure Bernadac, aujourd'hui conservatrice au Louvre, et la critique d'art Stéphanie Moisdon-Tremblay doivent comparaître le 19 décembre à Bordeaux.
 
Vingt-cinq artistes, parmi les quatre-vingts qui étaient représentés, sont visés par la plainte. Parmi eux, des figures de l'art contemporain comme les plasticiens français Christian Boltanski et Annette Messager, les photographes américaines Nan Goldin et Cindy Sherman.
 
Artistes, historiens d'art, enseignants, galeristes, conservateurs de musée, chercheurs : tous manifestent leur stupéfaction devant une décision qui leur paraît tardive et peu motivée. Dans un appel intitulé "Nos libertés, nos droits", ils s'inquiètent "des menaces qui pèsent sur nos libertés de pensée, de création et d'expression". Cette pétition a été lancée, le 18 novembre, par la critique d'art Catherine Strasser, les artistes et enseignants aux Beaux-Arts de Paris Didier Semin et Emmanuel Saulnier, et l'ancien président du Centre Pompidou, François Barré. "Alors que les médias, la publicité (...) utilisent les images de la violence au service de mobiles commerciaux et les diffusent massivement, nous nous indignons que soit nié le statut, durement conquis au fil des siècles dans notre civilisation, des oeuvres d'art, de ceux qui les produisent et de ceux qui les accompagnent", proclame l'appel. Il poursuit : "Cette mise en examen nous concerne tous, comme elle concerne chaque citoyen, car la liberté est un bien commun et la création artistique, l'inaliénable expression de la culture."
 
"Cette décision est tout simplement anormale", résume Antoine de Galbert, qui dirige la fondation d'art contemporain La Maison rouge, à Paris, et a rallié un appel déjà signé par plus de 1 500 personnes et institutions, à la surprise de ses initiateurs.
 
UN DOMAINE À PART
 
Prudemment, mais sans ambiguïté, le ministre de la culture et de la communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a pris la défense d'Henry-Claude Cousseau, "dont l'éthique personnelle est une réalité et les compétences sont reconnues". "Les artistes jouissent d'un degré supérieur de liberté par rapport au commun des mortels, car leur rôle est d'exprimer les craquements et les fureurs du monde", a estimé le ministre, tout en soulignant la "dimension particulière" de cette affaire, en raison de l'exposition d'images d'enfants. "Que la procédure judiciaire suive son cours", a-t-il pris soin d'ajouter.
 
L'art est un domaine à part, pense aussi l'historien de l'art Paul Ardenne, récent auteur d'un essai intitulé Extrême, esthétiques de la limite dépassée (Flammarion). "La permissivité traditionnelle dont bénéficie l'art est problématique, c'est un fait. Certains actes que l'on autorise au nom de l'art verraient dans l'instant leurs auteurs envoyés devant le juge si ceux-ci étaient réalisés dans l'espace civil de la vie réelle. Ceci n'autorise toutefois pas, comme c'est ici le cas, de donner crédit à des plaignants suspects d'incarner la défense de l'esthétique dite de bénitier", tranche l'historien. Il note par ailleurs que les oeuvres mises en cause ont un caractère bien "sage" par comparaison avec certaines performances des années 1960 et 1970.
 
"Le pire, outre une condamnation de Henry-Claude Cousseau, serait la tentation de l'autocensure, de peur des poursuites pénales. Nous devons veiller à ne pas être faibles", prévient Paul Ardenne. Claude Lévêque, qui a participé à l'exposition mais n'est pas visé par la plainte, rappelle qu'"un musée est un lieu où personne n'est contraint d'aller, et où ne doit avoir lieu aucune censure. Un artiste qui a envie de peindre un enfant est tout de suite associé à la pédophilie, alors que les tableaux de la Renaissance sont pleins de ce genre de motifs", plaide-t-il.
 
Les suites de la procédure judiciaire sont très attendues. "J'ose espérer que c'est une action isolée", avance le président du président du Centre Pompidou, Bruno Racine, qui rappelle deux principes : "La liberté de l'artiste, que nous devons défendre mordicus, et la responsabilité de l'institution à l'égard du public." Une condamnation de M. Cousseau aurait la même ampleur que "l'interdiction de Madame Bovary de Gustave Flaubert", estime pour sa part Christian Bernard, directeur du Musée d'art moderne et contemporain de Genève.
 
"Ce qui se profile ici, c'est une légalisation de l'interdiction de penser", pointe l'écrivain et critique d'art Jean-Charles Massera, qui a participé au catalogue de l'exposition du CAPC. Il ajoute : "C'est tout simplement inadmissible, mais c'est la possibilité qu'offre l'incapacité criante du droit français à cadrer cette question." .


 
Soyons vigilants, la censure guette !

n°906
Profil sup​primé
Posté le 22-11-2006 à 23:52:28  answer
 

Merci....

n°907
Profil sup​primé
Posté le 22-11-2006 à 23:53:03  answer
 

j'avais oublié d'activer ma signature pour vous convier à aller sur mon blog...

n°913
@bstr@it
Porte-parole des molécules
Profil : Tête d'affiche
Posté le 25-11-2006 à 20:31:22  profilanswer
 

Surtout que les plaignants ne cachent pas une certaine affinité avec l'extrême droite.

(Publicité)
n°916
Profil sup​primé
Posté le 25-11-2006 à 23:25:29  answer
 

oula oula
 
en effet
 
quelle bande d'abruti alors
 
ça me donne envie de me casser de la france...

n°921
mad meg
Profil : Novice
Posté le 29-11-2006 à 03:52:21  profilanswer
 

@bstr@it a écrit :

Surtout que les plaignants ne cachent pas une certaine affinité avec l'extrême droite.


est ce que tu as plus d'info là dessus ?  
 
 
Dans divers articles que j'ai lu sur ce sujet, pour le moment on arrive pas à retrouvé la vidéo ou cette femme se masturbe avec un concombre, pas de traces dans le catalogue de l'expo. L'expo etait aussi accompagné à l'entrée d'un avertissement du genre "certaines images peuvent choquer..." et que le parcour etait balisé dans l'expo. J'ai lu aussi que 25 artistes, ainsi que les organisateurs et les organismes qui pretent les oeuvres sont poursuivi avec M. Cousseau. Si vous avez des infos je suis prenneuse, c'est vraiment une sale affaire cette histoire. Si maintenant on peu plus rien faire qui risque de choquer des enfants sans avoir son armée d'avocats on est pas sorti de l'auberge !
 
j'ai trouvé cet article très interessant sur le sujet  
http://www.bulbe.com/fr/themes/enf [...] .php?tfi=1
j'y apprend que

Citation :

Les plaignants ne demandent pas simplement que les catalogues soient saisis et détruits, mais que les œuvres le soient aussi !



Message édité par mad meg le 29-11-2006 à 04:06:23

---------------
http://www.madmeg.org
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n°927
@bstr@it
Porte-parole des molécules
Profil : Tête d'affiche
Posté le 01-12-2006 à 10:16:51  profilanswer
 

Y'a un article dans mouvement.
 

n°928
invite_MAx​xErnst
Invité
Posté le 01-12-2006 à 12:52:57  answer
 

L'article du Monde, cité par Clakson, était très documenté. Cette histoire est tout simplement abracadabrante.

n°932
intempesti​ve
Profil : Novice
Posté le 03-12-2006 à 00:22:50  profilanswer
 

J'ai à peine lu le titre de cette info au dessus d'une épaule d'un lecteur du monde, me voilà un peu plus renseignée.  
Dès qu'on touche à l'art c'est mauvais signe... non ?
Au nom d'un fallacieux ordre moral ? S'il s'agit de s'insurger au nom des droits et du respect de l'Enfant, qui bien évidemment est une cause juste, je crois qu'il y a des problèmes bien plus urgents à régler...  

n°1104
invite_jd
Invité
Posté le 10-01-2007 à 00:36:23  answer
 

Je suis l'auteur de l'article sur BulBe. Je ne suis pas juriste, mais relativement bien au courant de la véritable source du problème (et, non, ce n'est pas l'extrème droite, malgré ce que l'on pourrait croire...)
 
Le véritable problème, invisible et toujours mis en arrière plan, est l'article de loi du nouveau code pénal (1994, passé sous les socialistes) qui pénalisent très lourdement celui ou celle qui permis que des images "violentes et/ou pornographiques [soient] susceptibles d'être vues ou perçues par des mineurs" (de mémoire, mais c'est ça presque à la lettre).
 
Deux atteintes graves à la liberté d'expression :
 
1. violentes et/ou pornographiques, c'est très, très large et flou : Jésus sur sa croix, c'est violent. Les évèques en prison ?
 
2. "Susceptible"... Même si aucun mineur ne voit ou ne perçoit les images en question, l'éventualité qu'un mineur puisse les voir suffit à constituer le délit.
 
Je pense que chacun ici mesure que de nombreuses expos dans de grandes institutions tombent très clairement sous le coup de la loi : Beaubourg, Orsay, etc. organisent régulièrement des expos où des mineurs sont suceptibles de percevoir des images violentes et/ou pornographiques.
 
Je rappelle l'affaire "Baise-moi", où l'on vu la même "tombée des nues" générale. C'est la même loi à l'œuvre. Elle est rarement appliqué, mais peut bel et bien servir à punir arbitrairement tel ou tel.
 
Enfin, si une association s'est ici porté partie civile (ce qui oblige le tribunal à procéder aux poursuites), un procureur peut tout aussi bien de lui même ou suite à une information qui lui est envoyé lancer une procédure.
 
Donc, tant que cette loi n'est pas abrogée, de nouveau cas se présenteront régulièrement.
 

n°1105
invite_jd
Invité
Posté le 10-01-2007 à 00:41:21  answer
 

( Et j'ajoute que l'age du consentement sexuel est de 15 ans, sauf erreur de ma part, en France. Vouloir interdire totalement toute image de la sexualité à des mineurs qui sont pourtant juridiquement capable de consentir à des relations sexuelles est TRES paradoxal. Résultat : les images des artistes ne leurs sont pas accessibles, car de plus en plus auto-censurées, celles des éditeurs américains de pornographie, si.)

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n°1107
@bstr@it
Porte-parole des molécules
Profil : Tête d'affiche
Posté le 10-01-2007 à 11:50:51  profilanswer
 

bien vu JD.


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