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Discussion : Exposition "Et le numérique fut…" [Fondation Deutsch de la Meurthe]
richard h c'est curieux non, ça n'intéresse personne..... :lol:

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richard h c'est curieux non, ça n'intéresse personne..... :lol:
invite_Le collectif A Sous cette appellation quelque peu ironique, semblant référer au domaine du quasi-mystique, se cache en réalité le travail d’un jeune groupe qui a décidé de baser l’ensemble de leurs champs de réflexions sur le thème général du numérique.
 
Plus qu’une simple technique, l’expansion du digital modifie en profondeur nos rapports avec les sciences humaines et l’Art demeure peut être la discipline où cette évolution est la plus manifeste. À l’occasion du festival « Ici et demain », six artistes du collectif A² investissent la fondation Deutsch de la Meurthe afin d’y confronter leurs visions sur la question.
 
La très douce Irena Andreeva proposera au public de découvrir la vie, pour ainsi dire virtuelle, de I.A, personnage de fiction, dont l’espace d’existence est Internet. I.A se promène au sein du réseau, elle se forme en fonction de ses expériences et donne à voir à un public, actuel celui-ci, ses péripéties sous formes de blogs. Ce projet est une mise en relief de la pluralité identitaire sur le web. I.A, un être peu défini, se trace une route dont les contours sont éminemment empiristes. Son histoire est pleine de fraîcheur, teintée d’une certaine naïveté, et c’est avec d’autant plus de plaisir que le spectateur suit son récit.
 
Le très lunaire Rémi Hascoët, quand à lui, soumet la photographie à un devoir de fragmentation et de mise en relation entre objets. L’artiste aborde ce domaine en prenant compte des nouvelles problématiques liées à l’apogée du numérique dans la pratique photographique. Ce qui paraît être d’énormes puzzles graphiques mène à repenser les notions antagonistes de détail et de global, d’immersion et de rejet, ou encore de libre arbitre et de déterminisme. Rémi Hascoët réussit à nous proposer un univers poétique, singulier, fait de partages.
 
A propos de poésie, le travail de la très psychotique Séverine Hettinger n’en manque pas. L’artiste nous propose un florilège de sa production nous permettant, par exemple, de suivre les aventures de son « pixel rose » au cours d’une animation ludique et pédagogique. « La mort de Sardanapale » au nom éponyme de l’œuvre de Delacroix, est un projet développé par l’artiste en vue de parodier ce dernier et d’en donner une nouvelle lecture, teintée de Kitsch et qui aborde le thème du féminisme de manière métaphorique. Enfin, d’autres sculptures réalisées en pâte à sel intitulées « passes temps » reprenant les archétypales fenêtres informatiques donnent une idée du univers acidulé que l’artiste propose au spectateur.
 
Les bases d’un monde parallèle, voilà ce que propose le très torturé Mickaël Leclerc. « Déviances » est un récit interactif qui prend place sur le Web. « L’hyperfiction » se déroule dans un Paris parallèle, sombre, où l’on suit les pérégrinations d’un individu perdu au milieu d’une nuit sans fin. Ce projet interroge les concepts inhérents à toute production hypertextuelle actuelle, avec en toile de fond une histoire ténébreuse bâtie autour du thème de la dérive psychologique et géographique. Que le spectateur se prépare, car son action au sein de ce dispositif multimédia sera total si il veut devenir un acteur à part entière du projet !
 
La très peu vertueuse Christel Montenon nous présente son film Hysterical night in New-York, Un projet intégralement tourné vers un thème d’inspiration sans fin : celui de la pensée humaine. L’artiste appuie l’ensemble de son travail, depuis plusieurs années maintenant, sur la pensée comme un réseau établissant une connexion entre différentes dimensions : le réel, la folie, l’incompréhension ou le subconscient entre autres. Mélange de fiction et de réalité, ce qui résulte de cette production faisant la part belle aux paysages urbains est une ineffable sensation de perte, de vertige. . Un réseau pictural apparaît sous nos yeux. Où sommes-nous donc ? Dans les pensées d'un personnage ? Dans la vraie vie ? Dans ses rêves, ses désirs ?
 
Enfin, "el elegido" Fédérico Vargas nous présentera une série de cinq photomontages intitulée très sobrement « be ». L’artiste se sert de l’outil numérique pour aborder un thème fondateur dans le champs des arts ; celui de la consommation effrénée et aveugle. Les photographies, dérangeantes à plus d’un titre, se proposent de mettre en coïncidence la famine esthétique de nos sociétés contemporaines avec la misère de la famine la plus brute, celle qui noue l’estomac. Dans cette optique, le numérique sert de catalyseur et renforce singulièrement l’aspect d’un travail à portée militante.
 
Vernissage le 9 mars 2007, à partir de 18h00 et jusqu'à pas d'heure !
 
Fondation Deutsh de la Meurthe, Cité Internationale Universitaire de Paris 17 boulevard Jourdan 75014 Paris
 
Ressources:
 
Le collectif A²: http://www.artsnumeriques.com/
Festival ici et demain:http://www.etudiantdeparis.fr/info [...] /2932/0402

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