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| Dernière réponse | |
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| Sujet : Le Louvre est-il à louer ? | |
| richard h | le louvre est à louer; ses murs c'est déjà fait et ça s'appelle des privatisations : une entreprise loue les salles tel ou tel jour pour le bonheur de quelques salariés et les ristournes de quelques commerciaux.
le contenu du louvre est à louer, jusqu'alors le louvre prêtait, pas gratuitement, les oeuvres qui pouvaient venir étoffer, nourrir, étayer, un projet d'exposition ou la vue sur l'art avancée par un projet d'exposition. là ou les choses changent sensiblement, c'est qu'il y a aux émirats arabes unis des gens qui ont une vraie sensibilité au développement durable dans des pays émergeants. il est indispensable pour les émirats de : maintenir la peine de mort et de séparer les sexes; avoir des pistes de ski utilisables toute l'année; modeler le paysage à leurs symboles, et importer les trésors de l'étranger pas trop loin de chez eux. il y a tellement de fric qu'ils savent définitivement plus quoi faire avec. un tour sur google earth dubai et c'est le ravissement : http://imagesforum.doctissimo.fr/m [...] palms1.jpg ça semble donc aussi indispensable que pertinent d'envoyer à dubai les seconds couteaux de la rennaissance italiennee ou de la peinture flamande dont on dispose; quand on s'intéresse à la culture des autres, le mieux c'est de les appeler à vous envoyer votre best of : votre prix sera le mien... et la culture en sera toute contente (ravie?) ! en passant : il me semble qu'une surface significative du louvre est dédiée au commerce franchisé alors... y'a qui au conseil d'administration du louvre? ou alors c'est une stratégie de l'industrie touristique pour désengorger bruges, venise, paris, et les sites touristiques à forte plus value culturelle. |
| Vue Rapide de la discussion |
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| richard h | le louvre est à louer; ses murs c'est déjà fait et ça s'appelle des privatisations : une entreprise loue les salles tel ou tel jour pour le bonheur de quelques salariés et les ristournes de quelques commerciaux.
le contenu du louvre est à louer, jusqu'alors le louvre prêtait, pas gratuitement, les oeuvres qui pouvaient venir étoffer, nourrir, étayer, un projet d'exposition ou la vue sur l'art avancée par un projet d'exposition. là ou les choses changent sensiblement, c'est qu'il y a aux émirats arabes unis des gens qui ont une vraie sensibilité au développement durable dans des pays émergeants. il est indispensable pour les émirats de : maintenir la peine de mort et de séparer les sexes; avoir des pistes de ski utilisables toute l'année; modeler le paysage à leurs symboles, et importer les trésors de l'étranger pas trop loin de chez eux. il y a tellement de fric qu'ils savent définitivement plus quoi faire avec. un tour sur google earth dubai et c'est le ravissement : http://imagesforum.doctissimo.fr/m [...] palms1.jpg ça semble donc aussi indispensable que pertinent d'envoyer à dubai les seconds couteaux de la rennaissance italiennee ou de la peinture flamande dont on dispose; quand on s'intéresse à la culture des autres, le mieux c'est de les appeler à vous envoyer votre best of : votre prix sera le mien... et la culture en sera toute contente (ravie?) ! en passant : il me semble qu'une surface significative du louvre est dédiée au commerce franchisé alors... y'a qui au conseil d'administration du louvre? ou alors c'est une stratégie de l'industrie touristique pour désengorger bruges, venise, paris, et les sites touristiques à forte plus value culturelle. |
| invite_Syphander | Que de commentaires mal informés, ça fait mal au coeur. Problème typiquement français? oui, en France, chacun se pique de parler sur la culture sans savoir ce que cela recouvre. Et quant au patrimoine...Des idées reçues véhiculées par une presse complaisante. Rien ne "dort" dans les réserves des musées, qui sont des lieux d'étude vivants.Les conservatuers ont pour mission de connaître les oeuvres placées sous leur responsabilité, et ils les connaissent mieux que personne. Aucune rétention de prêt, les prêts d'oeuvres se comptent aujourd'hui par milliers, et ils ne sont pas sélectifs, ils sont motivés par l'intérêt scientifique des expositions. L'argent, lui, fausse tout, on prêtera à ceux qui peuvent payer et c'est tout. La vraie diffusion culturelle, c'est celle qui a pour objectif la pédagogie, le plaisir et la science,et non l'intérêt diplomatique et économique: ouvrez les yeux. |
| vlada | :kaola: Je pense qu'avec tout ce qui dort dans les réserves de nos musées, les français ne sont pas près d'être frustrés d'art pictural. Bien souvent même, les conservateurs ne savent pas très exactement ce que contiennent ces réserves ! Alors, diffusons, prêtons, louons, faisons connaître les artistes et leurs oeuvres ; et même si matériellement elles nous appartiennent, chaque homme sur terre a le droit de les voir, de les approcher. Les artistes ont, de leur côté, le droit d'être connus du plus grand nombre.Quant à la question "argent"..... que les français sont donc timorés et mal à l'aise quand il en est question !
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| vlada | :kaola: Je pense qu'avec tout ce qui dort dans les réserves de nos musées, les français ne sont pas près d'être frustrés d'art pictural. Bien souvent même, les conservateurs ne savent pas très exactement ce que contiennent ces réserves ! Alors, diffusons, prêtons, louons, faisons connaître les artistes et leurs oeuvres ; et même si matériellement elles nous appartiennent, chaque homme sur terre a le droit de les voir, de les approcher. Les artistes ont, de leur côté, le droit d'être connus du plus grand nombre. |
| invite_taocity | Dans la polémique sur la marque « Louvre » à Lens ou à Abou Dhabi, les choix que nous offrent les conservateurs de musée se présentent en termes faussement clairs ; les évidences sont biseautées.
Le mécanisme du piège est tellement rodé qu’on se laisse prendre. D’un côté la pureté, de l’autre la fange. Comment ne pas admirer ces résistants, comment ne pas adhérer ? Pourtant il faut se méfier de qui se croit en guerre en temps de paix. Il faut se méfier des combats qui se présentent comme des défenses. Il faut se méfier des missionnaires de la pureté qui veulent nous défendre contre de basses agressions que nous ne voyons même pas. Il faut se méfier des prédicateurs qui veulent nous faire entrer sur le terrain piégé qui leur sert de champ de bataille : nous serons perdants à tous les coups, puisqu’ils ont choisi la configuration du terrain pour s’y mouvoir à leur aise. http://taocity.over-blog.com/ |
| invite_AI | Le principal problème dans cette histoire est que les institutions culturelles françaises manquent d'argent pour remplir leur rôle de conservation du patrimoine et d'acquisition, c'est pour cette raison que la majeure partie des acteurs du monde de l'art soutiennent ce projet. Il me semble en plus que les musées de la RMN (c'est-à-dire nationaux) ont acquis récemment une indépendance financière qui met leurs conservateurs dans un rôle de chefs d'entreprises qui doient des comptes et des résultats à l'Etat. Avant, l'argent gagné par ces musées était géré par la Réunion des Musées Nationaux qui le redistribuait selon les besoins (ainsi par exemple, un petit musée recevait des fonds, même s'il avait gagné moins grâce à la haute fréquentation du Louvre), il était question en 2003 que cela change et que chacun gère ses sous et se débrouille pour trouver des financements... quelqu'un sait-il avec certitude si c'est effectif ? |
| daccord pour abu dhabi mais pour atlanta je suis assez favorable que ça parte la bas...je suis réservé pour le premier car en effet qui va voir la collection du louvre a part les privilégiés? |
| invite_DTA | Citation : En effet, bien que partant d'une bonne initiative, ce projet s'est fait rattrapper par ces ambitions économiques. Dès le départ, bien au contraire, ce projet était nettement mercantile et financier. L'objectif : développer le tourisme à Abu Dhabi, contre beaucoup d'argent. |
| @bstr@it |
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| invite_orsi | Beaucoup de choses ne sont pas prises en compte dans ce débat. L'histoire des collections du Louvre et des autres musées français n'est pas celle d'œuvres volées à des populations alors sans défense ou de razzias à l'époque napoléonienne comme on l'entend trop souvent (elles ont été rendues en 1815). Elles ont été achetées et payées par les rois et les diverses républiques, et surtout données pour des musées précis (d’où le problème des respects des volontés des donateurs). Des générations sont constitué ces collections, avec patriotisme, pour qu’elles soient les plus diverses et les complètes possibles dans un souci d’encyclopédisme, pour notre éducation et notre plaisir. Devons nous les exploiter, les rentabiliser comme des biens renouvelables ? C'est cette universalité de la collection permanente qui est mise en cause. De la même façon que l'état (ou les mairies) financent des salles de concerts, des piscines, mais aussi des terrains de pelotes basques ou des hippodromes, il permet à ses citoyens de voir, quand il le souhaite, sans partir aux émirats ou ailleurs, des chefs-d’œuvre de la pensée humaine. Si le citoyen a envie de voir des David Téniers ou un Miro, le service public qu'est le musée doit le proposer le plus facilement possible (de la même façon que la piscine est à la disposition du nageur…). Que dirait-on si on délocalisait le stade d’une ville pour quatre ou cinq ans ? Imaginerait-on une bibliothèque publique où Balzac ne serait pas disponible pendant quatre ans parce que ses livres seraient prêtés à un riche pays étranger et tous les livres sur le football en Chine ? Si les émirs veulent des collections qu'ils achètent sur le marché de l'art, ils en ont les moyens, de la même façon que se sont constitués au cours du XXe siècle les musées américains (ce qui n’empêche pas les expositions temporaires classiques).Sinon, c’est nous et les pays européens qui sont aujourd’hui spoliés et vandalisé par des fonds financiers étrangers.
On nous répond : que proposez d’autres alors pour ouvrir les collections françaises aux populations du monde entier. Mais c’est déjà fait, la numérisation des collections par internet les mets à disposition de partout dans le Monde, à égalité de traitement, pas seulement pour les riches. |
| in-the-cap | Ce débat est passionnant, mais pour l'étayer ne faudrait-il pas quelques chiffres et quelques faits concrets ?
- combien coûte Le Louvre ? (et est-il plus ou moins "cher" que d'autres institutions équivalentes ?) - lorsque Ai parle du "marché de l'art", ne faut-il pas distinguer la côte des artistes actuels et la valeur patrimoniale de musées comme le Louvre ? (différent du Centre Pompidou par exemple) - quel contrôle peut-on garantir aux directeurs d'institutions ? - et quelles garanties pour les oeuvres ? C'est bien là la question cruciale... Sinon, ce n'est pas directement lié mais presque, j'ai entendu hier à la radio qu'un chef d'oeuvre de Delacroix devait être racheté par un "collège d'entreprises" afin de rester en france. J'ai eu l'info en coup de vent, peut-être pourrez-vous préciser, mais ma question est la suivante : quel est (a été) le rôle des entreprises dans la constitution des collections présentes et passées ? |
| invite_AI | Je ne suis pas d'accord... Sans être réactionnaire, c'est toute la relation à l'oeuvre qui est faussée.
Les musées français prêtent les oeuvres de leur collection internationalement, à condition qu'il y ait des garanties (assurance, transport, etc...), donc il n'y a pas de raison que ces collaborations cessent. On ne peut donc accuser les partisans du contre d'être réac et chauvins et de vouloir garder les chefs-d'oeuvre pour eux, puisque la pratique du prêt existe et qu'il se base sur des échanges de bon procédé et sur l'amitié entre conservateurs (il faut lire les lettres que s'envoient certains conservateurs, qui se donnent parfois des petits surnoms, lettres inaccessibles au public évidemment, mais accessibles aux chercheurs qui vont consulter les archives aux centres de doc des musées) ! La plupart des contre s'élèvent non pas contre la notion de prêt, mais contre la marchandisation des oeuvres. Déjà que le marché a tendance à fausser l'accueil fait à un artiste et à son travail (la question restant : "un artiste bien côté est-il obligatoirement un bon artiste ?" ), alors si en plus, il est question d'argent entre les institutions, le prêt deviendra une pure spéculation. Là où le conservateur d'un petit musée a de nos jours la possibilité d'emprunter un Monet, il ne pourrait plus à l'avenir par manque de moyens financiers... Sans parler du fait que le conservateur ne sera plus un fonctionnaire chargé de conserver et de diffuser l'art de son pays dans un esprit égalitaire et je dirai naïvement "humaniste", mais surtout un chef d'entreprise qui devra avant tout rentabiliser son établissement... Où est donc l'accès à la culture pour tous au milieu de tous ces calculs ? |
| invite_Etienne77 | Oui, l'art font l'objet d'un commerce comme toutes les autres formes culturelles. Et cela ne fait pas pour autant de la culture et des oeuvres d'art des marchandises comme les autres. Plus ça va, et plus cette polémique me semble typiquement française par son côté biaisée et totalement improductive. Les oeuvres seraient louées et exposées à quelques milliers de kilomètres du Louvre, et on ne pourrait guère les voir à Paris, soit. Mais quel mal peut on voir à cela ? Le mépris à l'encontre des populations d'Abu Dhabi que l'on juge ici incapable d'apprécier nos chefs d'oeuvre (contrairement aux 8 millions de visiteurs du Louvre ?), et qui se voient taxées de nouveaux riches, me parait tout simplement d'un autre siècle. J'entendais samedi dans une revue de presse un 'anti' qui se scandalisait que ces oeuvres puissent quitter la France "alors qu'ils y étaient ... depuis qu'elles y avaient été installées" (sic, véridique !). C'est tellement grégaire, tellement réactionnaire. Halte à la frilosité culturelle ! Je suis pour la diffusion de ces chefs d'oeuvre de l'histoire de l'art occidental partout dans le monde. |
| Mr loyal | Que pensez-vous de la polémique lancée par Françoise Cachin, Jean Clair et Roland Recht dans l’article intitulé : « Les musées ne sont pas à vendre » paru dans Le Monde daté du 13 décembre 2006 ?
Avez-vous signé la pétition ? Êtes-vous au contraire favorable à une telle utilisation des collections ? Diffuser la culture : comment, pour qui, pourquoi ? Une discussion en vis à vis de l'article publié côté mag : http://www.fluctuat.net/3902- |
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