sexthetes69 a écrit :
Franchement, j'ai un peu de peine pour le chroniqueur (ou queuse, je ne sais plus) qui a fait son topo intello sur cette farce pathétique du Centre Pompidou.
le chroni ... quiste (c'est nouveau), il fait où on lui dit de faire. Comme il n'est ni critique ni écrivain, il remarque ce qu'il y a de remarquable (au moins par ses dimensions) et combine netre ce qu'il (ou elle) saura du sujet, aura lu dans le dossier de presse, et aperçu au cours d'un vernissage bondé (ça c'est la chronique complète, presque une enquète).
Beaubourg fait une expo, un poil (sic) provocante, et le chroniqueur chronique. il (ou elle) n'a pas le choix; les choses ne se passent pas comme si le chroniqueur avait visité une exposition à Pléneuf-val-André et qu'il l'avait trouvé formidable (même si c'est les derniers jours) et qu'il décide de lui donner l'audience qu'il estime méritée.
Un mois pour exposer le vide, avec doctes explications et pédagogie à deux sous pour essayer de faire croire qu'il y a quelque chose là où il n'y a rien, c'est beaucoup surtout avec l'argent du contribuable. quand les explications ne sont pas un peu doctes, elles sont à la con et servent à rien et donc ne sont pas des explications.
qu'on le veuille ou non, l'art génère du langage, des discussions, et, parfois des explications.
Explications ça me plaît pas beaucoup. Ce qui m'intéresse c'est que les uns et les autres puissent donner leur point de vue, et exprimer quelque chose qui aille sensiblement au-delà de : trop d'la balle, je kiffe à mort (et personne ne meurt).
au reste, j'ai pas regardé le catalogue, qui semble bien plein ... (re-sic).
Je sais pas trop ce que l'argent du contribuable vient faire là-dedans; en tous cas, l'usage de l'argent du contribuable n'est pas exclusivement utilisé à des oeuvres consensuelles, dans aucun domaine. faute de quoi ... ce serait bien la misère.
c'est avec l'argent du contribuable (admettons) que Beaubourg fait son travail de musée en organisant une exposition autour d'une curiosité de l'histoire de l'art récente. Beaubourg est donc dans sa mission en faisant cette expo. Et comme il s'agit d'un établissement public, il le fait avec de l'argent public.
Je vois d'ici les ricanements des pseudos spécialistes qui eux voient dans cette initiative quelque chose de passionnant, de révolutionnaire ou au moins d'intellectuellement intéressant, on entend un ricanement, et on peut en voir, parfois, la grimace qui l'accompagne ...
alors, je sais pas si j'en suis un spécialiste, mais j'ai assez d'intérêt pour tout ce qui touche à l'art du XXème.
Je vois dans cette initiative une opération un peu paresseuse et en principe très économique qui devrait avoir permis à Beaubourg de faire un peu de comm' (donc un peu d'audience) avec un peu de provoc' avec une exposition qui, en principe, devrait être la moins chère au mètre carré (le contribuable respire!).
Je trouve quelque chose d'intéressant (sauf Klein, que je déteste) à des initiatives d'artistes ne débouchant sur l'ajout d'aucun objet ni trace dans la salle d'exposition. Il en est quelques-uns de ces gestes, mais ils sont finalement d'une telle diversité qu'il est déplacé, me semble-t'il, de généraliser.
Révolutionnaire j'en sais rien, intellectuel sans doute, et sensible bien sùr. c'est en gros ce que je trouve à ces oeuvres sans rien.
j'ai juste deux remarques (pour lesquelles je trouve l'expo un peu paresseuse avant même de l'avoir visitée)
1 : le vide c'est pour moi une notion de physique, qu'il n'y ait rien ne signifie pas qeue ce soit vide. Une pièce est vide par soustraction, sinon c'est juste qu'il n'y a rien dedans. mais il est plus aguicheur, sans doute, de communiquer sur le vide que sur rien.
2 : je regrette que les éclairages fonctionnent.
et qui me lisent avec la même condescendance que celle qu'on affiche forcément quand un néophyte s'exclame devant une installation conceptuelle moderne ou un tableau de Jackson Pollock "mon fils ferait la même chose". condescendance sùrement pas, tu vois, je prends le temps d'une réponse calme, aussi complète que possible, c'est pas comme si je haussais les épaules en me disant que t'es juste la centième conne qui vient sortir une bêtise sur Pollock, Toroni, Ryman, Buren, Serra, Andre, Lavier ...
Pourtant, il me semble salvateur de garder les yeux ouverts lorsqu'on essaie de nous fourguer du sous-concept tel que celui-ci.
pour ma part, je dessine les yeux fermés, mais je t'accorde que garder les yeux ouverts peut sauver des vies.
sous-concept, je sais pas, c'est un jugement de ta part mais je ne sais pas, au fond, sur quoi repose ce jugement, ce qui fonde cette sanction.
A Lyon, le musée d'art contemporain expose en ce moment une collection d'installation judicieusement nommée "n'importe quoi". Une façon de reconnaître la frontière indicible qui existe entre l'art habité et inspiré, et le foutage de gueule à très cher le centimètre carré.
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