A Besançon, une exposition étonnante nous présente le phénomène des cercueils figuratifs qui s'est d'abord développé au Ghana dans les années 1950. Il s'agit de cercueils personnalisés, oeuvres d'art éphémères, représentant un animal ou un objet choisi par la famille pour symboliser le défunt et glorifier sa mémoire.
Plus récemment, en Angleterre, les premiers « cercueils fous » ont été commandés par des clients bien vivants, et souvent loin d’être moribonds, à une entreprise de fabrication de cercueils artisanaux qui a fini par accepter ces nouvelles commandes.
Les deux collections d’apparences similaires émanent pourtant de deux rites sociaux différents. D’un côté, il est familial et en phase avec un nouveau rite collectif fort. De l’autre, il est individuel et semble transgresser des règles anciennes qui ne conviennent plus.
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