Chef d’oeuvre inédit en France de Dikran Tchouhadjian,
Projet dirigé par Gérald Papasian sous l'oeil complice d'Irina Brook.
Dans le but de soutenir la création de l’opérette inédite en Français GARINE, le centre de recherche DIKRAN TCHOUHADJIAN et LA COMPAGNIE LES AMOUREUX TRANSIS vous convient à une version concert de l'opérette "GARINE"qui sera donnée le :
12 novembre prochain à 20h
EGLISE ARMENIENNE SAINTE-CROIX DU MARAIS
13, rue du Perche - 75003 Paris
Métros : Arts & Métiers - Saint-Sébastien Froissart - Filles du Calvaire
20 chanteurs plus un piano
Entrée libre
Note d’intention de Gérald Papasian, metteur en scène :
La version concert (mise en espace) que j’ai eu l’occasion de présenter le 23 juin 2007 à la salle Rossini, m’a convaincu que même une opérette dont le genre impose la somptuosité et le faste peut se jouer dans le dépouillement et la simplicité, sans édulcorer quoi que ce soit. L’économie des moyens de mise en scène, compensée par l’importance donnée à l’interprétation des artistes est pour moi une façon de rendre hommage à l’approche de Peter Brook : celle de «l’espace vide».
L’essentiel pour moi, que ce soit pour un opéra ou une opérette, a toujours été de respecter la musique et de lui faire confiance.
Dans le cas de Gariné, Tchouhadjian nous offre une musique haute en couleurs. Sa musique n’est pas très connue en Europe et pourtant, elle est très connotée occidentale. La musique à elle seule suscite toute la magie du genre, il suffit de la suivre, et le spectacle est là ! J’ai suivi la musique pour bâtir mon livret, et de cette simple « contrainte » est né le livret d’aujourd’hui.
Cette économie dans les moyens de mise en scène coïncide avec l’histoire que nous défendons : Gariné raconte la vie d’une petite troupe de jeunes comédiens qui rêvent de créer leur Théâtre (du théâtre dans le théâtre !). Je souhaite créer pour cela une mise en scène de tréteaux où les artistes improviseraient les costumes et les décors avec deux bouts de ficelle. Un tulle bleu secoué par les choristes dessinerait la mer, un banc deviendrait une barque où l’on chante la barcarolle, le même banc devenant à l’occasion un balcon fleuri. Pour arriver à cette simplicité, cette légèreté, j’ai souhaité enrichir un des personnages en lui donnant le rôle du narrateur qui remplit « l’espace vide » : il décrit peu à peu les décors, annonce la nuit, le balcon, et suscite la somptuosité de l’oeuvre dans l’imaginaire des spectateurs. Je compte surtout sur la
gamme des couleurs, des costumes, et sur les lumières. La scénographie sera conçue par des artistes associés à Irina Brook dont je partage la vision esthétique avec une belle complicité.
Enfin, il est essentiel de bien différencier les deux mondes, occidental et oriental de Constantinople : l’aspect « fin XIXe siècle à l’européenne » avec hauts de forme et ombrelles, et les « turqueries » à la Mamamouchi dans une ambiance de sérail délirant et hilarant.